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    L'Edito

    «Financiarisation»

    Par L'Economiste| Edition N°:2872 Le 02/10/2008 | Partager

    Même s’il ne faut pas trop comparer avec la crise de 1929, nous sommes sans doute devant la plus grande crise du système capitaliste «financiarisé», c’est-à-dire marqué par la domination des activités financières sur les autres activités.Il serait puéril de brûler ce qu’on a adoré, d’autant que la financiarisation n’a pas eu que des inconvénients, au contraire. Quand le Maroc se félicite d’être resté en dehors de la financiarisation et de ses prises de risques, il a raison; mais il dit en même temps tout son retard et donc les occasions de croissance qu’il a manquées.Il n’en reste pas moins que guidé par le côté moutonnier de la nature humaine, on est allé un peu trop loin dans les prises de risques financiers: la marche arrière, brutale, coûteuse et spectaculaire, a commencé. Deux phénomènes vont prendre le dessus. D’abord la crise financière détruit les valeurs encore plus vite qu’elle ne les a créées, ce qui tôt ou tard entraînera une rétraction de l’économie «réelle»… l’espace où agit l’économie marocaine. Si nos clients en Europe sont en récession, il va être difficile de placer nos biens et services… déjà que nous ne sommes pas très performants, comme le montre le déficit de nos balances extérieures. Ensuite, et ce sera peut-être le seul bon côté de cette crise, les déboires de la «sphère financière», comme disent les experts, finiront par réhabiliter les productions physiques. Mais ce serait une erreur de croire que cette réhabilitation ira avec l’abandon des références de productivité et de compétitivité. La pression sera peut-être d’autant plus forte que justement on se méfiera davantage des valeurs qui ne viennent que des mouvements d’argent, sans vrai ancrage dans l’économie réelle.Le soupir de soulagement que pousse le Maroc, en constatant qu’il se trouve en marge de l’ouragan qui souffle aujourd’hui, ne doit pas faire perdre de vue que des efforts immenses restent à faire pour profiter du retournement de situation.Nadia SALAH

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