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    L'Edito

    Esbroufe

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5392 Le 14/11/2018 | Partager
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    Après avoir soutenu que son ministère n’avait rien à voir avec les maisons écroulées de la médina/bidonville de Casablanca, le ministre en charge a promis de faire pleuvoir un gros milliard de dirhams. Ce qui fait beaucoup, beaucoup d’argent pour ce cas. On s’interdira de penser qu’il s’agit de visées électorales. On s’interdira aussi de penser qu’il s’agit de manne pour les amis.

    Néanmoins, il reste beaucoup de questions. En voici trois ou quatre entre des dizaines d’autres.

    Quelqu’un, quelque part, s’est-il demandé si c’était une bonne idée d’aller rafistoler des vieilles bicoques destinées à tomber lors des prochaines pluies ou des suivantes? Ne ferait-on pas mieux de renforcer d’autres solutions qui existent déjà comme la reconversion des bidonvilles ou les logements sociaux…

    D’où viendra ce gros milliard? A qui va-t-il être pris pour être redéployé là, en pure perte? Qui, quelle catégorie de Marocains, quelle région vont se trouver dans une situation insoluble parce qu’on aura fait de l’esbroufe politique sur leur dos?

    Pas de réponse, pas de transparence. Circulez! il n’y a rien à voir. C’est l’habitude de ce département, que la Cour des comptes vient de clouer au pilori précisément pour sa gestion plus qu’approximative de ses dossiers. Ce qui a valu au ministre précédent d’être viré avec pertes et fracas, faut-il le rappeler?

    Le contribuable et les citoyens ont été choqués d’apprendre qu’on s’est fait en moyenne 53% de marge grâce aux diverses aides et faveurs de l’Etat, dont la santé et l’enseignement ont grand besoin. Le ministère a reconnu les faits. Il a admis les abus, et son incroyable désordre comme le peu de cas qu’il a fait des finances et des biens publics.

    Il a reconnu. Il l’a écrit noir sur blanc. Les documents ont été publiés. Les gens en ont discuté. Les élus, eux, ont regardé ailleurs…
    Et voilà que le ministère recommence à annoncer qu’il va faire n’importe quoi avec l’argent public.

     

     

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