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L'Edito

Entreprises publiques

Par Nadia SALAH| Edition N°:5871 Le 23/10/2020 | Partager
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Dans un avenir très immédiat, une agence spéciale sera formée. Sur ce thème, il y a beaucoup de questions. Il ne serait pas inutile d’en poser quelques-unes en public. Le Maroc n’a-t-il pas toutes sortes d’assises pour choisir ses orientations stratégiques? Pourquoi ne pas s’occuper aussi des entreprises publiques? Ne pèsent-elles pas plus d’un cinquième de l’économie nationale?

Ce n’est pas tout. Elles trustent 70% (loi de finances 2019) des garanties étatiques. Et en plus 92% de ces garanties sont attribuées à six entreprises, seulement six. Il s’agit dans l’ordre décroissant des dettes, de l’ONEE, l’ONCF, d’Autoroutes du Maroc, de Masen, de la Caisse du financement routier et du port de TangerMed. Pour elles, l’intégralité de leur endettement est garantie.

En revanche, l’OCP, qui intervient souvent bien loin de ses métiers de base, n’est pas couvert par l’Etat. Il n’en fut pas toujours ainsi, mais c’est une autre histoire.

Un contribuable «agissant en bon père de famille, prudent et diligent» (comme l’exige la loi) doit se demander si ce système ne couvre pas des imprudences. Et ce d’autant plus que c’est lui, le contribuable, qui donne sans le savoir toutes ces garanties.
Encore plus embarrassant pour la gouvernance de l’Etat: chacun voit que ces entreprises tiennent leurs comptes le plus loin possible des citoyens.

Apparemment, c’est dans cette obscurité qu’elles apprécient de vivre. Seul l’ONCF a accepté un débat, expliquant qu’Al Boraq n’a pas coûté tellement plus cher qu’un équipement à vitesse moyenne, nécessaire pour le développement des régions du Nord. Sans doute les autres ont-elles aussi des explications raisonnables?

Quoi qu’il en soit, voilà reconstitué le contexte de 1983, au moment du crash financier du Maroc.

 

 

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