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L'Edito

Enseignements

Par L'Economiste| Edition N°:2960 Le 10/02/2009 | Partager

Pas loin de 5.000 personnes sont prises en charge par ce qu’il est convenu d’appeler les «autorités locales» dans le Gharb. Ces personnes ne peuvent pas rentrer chez elles, leur maison est sous l’eau, ou pire encore, elle s’est écroulée à cause des inondations.A chaud, personne n’ose tirer des enseignements: la compassion l’emporte toujours sur la raison. A froid, personne ne tire d’enseignement non plus, parce que l’actualité est passée à autre chose. Il faut quand même le faire, sinon, quand les inondations reviendront, nul n’aura rien préparé et nous aurons les mêmes victimes des mêmes problèmes. D’abord, il faut encenser les barrages et la politique du même nom: avant eux, nous avions des inondations tous les ans, plus graves que celles-ci, puis on passait à la saison de la sécheresse et au manque d’eau… Alors, vive les barrages!Ensuite, l’aide donnée aux victimes est mal conçue. Elle convient pour des effondrements, pour le froid… pas pour l’eau. Certes, il ne s’agit pas d’obliger les collectivités locales à acheter et entretenir des bateaux: elles se feraient vite épingler par leur Cour des comptes si elles se hasardaient à cela. Il faut bien évidemment proportion garder. Mais entre les deux extrêmes, entre des bateaux dans chaque douar et rien pour se mettre au sec, il y a de bonnes marges de manœuvre pour le bon sens. Enfin, nos reportages le montrent bien, les autorités locales sont à peu près à la hauteur de la situation, même si elles communiquent très maladroitement. En revanche, les élus, eux, ne sont pas au rendez-vous: pas question de se mouiller le bout des pantoufles, n’est-ce pas? Dans ces conditions, comment espérer que les électeurs se déplacent lors des scrutins? Les premiers bénéficiaires de la démocratie, ceux qui en tirent leur salaire, en sont aussi les premiers fossoyeurs. Quelle pitié! Ils sont bien plus coupables que les catastrophes, des malheurs qui frappent cette région.Nadia SALAH

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