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    L'Edito

    Energie

    Par L'Economiste| Edition N°:2560 Le 02/07/2007 | Partager

    LE marché de l’énergie est officiellement libéralisé depuis hier en Europe. En clair, les consommateurs auront la possibilité de choisir librement leur fournisseur de gaz ou d’électricité. Et nous dans tout cela?… Si ces rebondissements pourraient conduire l’opinion publique marocaine à faire le rapprochement, s’interroger sur le chantier de la libéralisation au niveau local; ce n’est pas uniquement par tropisme européen. L’entreprise qui exporte des agrumes, ou du textile, sur les marchés de l’UE peut à juste titre redouter un désavantage compétitif au profit de sa concurrente espagnole ou roumaine qui se voit offrir plus d’alternatives. La libéralisation n’est bien évidemment pas nécessairement synonyme de baisse des prix. Mais elle a le mérite de pouvoir déconcentrer les risques d’approvisionnement. Au Maroc, le sujet est critique. Le pays a besoin de 600 MW de capacité de production supplémentaire par an, et au rythme d’investissement actuel, nous sommes loin du compte. La crise que connaît par exemple Marrakech à l’issue de pics de consommation d’électricité est assez symptomatique du problème. Dans ces conditions, peut-on se permettre le luxe d’atermoiement? Le dossier de la libéralisation a marqué quelques timides victoires par le passé: production concessionnelle d’électricité, distribution privée des produits pétroliers, suppression du système d’indexation… Pour le reste, nous ne savons pas où nous en sommes ni où en est notre pays. Il existe bien des point sur lesquels nous manquons cruellement de visibilité: statut futur de l’ONE, stratégie gazière… Or, sans cette visibilité, ce sera toujours la quadrature du cercle: les investisseurs dans un secteur fortement capitalistique ne viendront pasCertes, les arbitrages ne sont pas faciles. Entre profiter des bénéfices d’un marché quasi-protégé ou mettre fin au diktat d’un marché en sous-capacité, il va falloir choisir. Et vite. Mohamed BENABID

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