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    En lambeaux

    Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5291 Le 11/06/2018 | Partager
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    L'onde de choc provoquée par la campagne de boycott n’a pas fini de se propager. Elle commence à avoir les relents de comportements paniqués de la terre brûlée dans le cas de la filière lait (Lire article).

    La guerre permet dans la foulée d’ouvrir quelques boîtes noires, plutôt inquiétantes eu égard des risques sanitaires qu’elles charrient, celles des résidus d’antibiotiques dans le lait. Le gouvernement a-t-il fait le nécessaire, pris position, rassuré, expliqué qui manipule qui? Que nenni! Toujours la même gestion pitoyable dans l’inertie.

    La seule voie possible pour marquer une rupture aurait été un retour de la confiance. Or celle-ci est sérieusement entamée. L’erreur serait cependant de penser que ce gouvernement a connu un âge d’or avant ce feuilleton. Depuis l’entame de son mandat, El Othmani est confronté à une triple crise.

    Crise d’efficacité d’abord. En l’absence de réformes, les indices d’une vraie relance se font toujours attendre. L’économie marocaine manque véritablement de ressort alors qu’elle aurait pu profiter de la baisse des cours du pétrole, du moins pendant la période de grâce, et des faibles taux d’intérêt.

    Le niveau de l’investissement public (32% du PIB) reste élevé, mais se traduit par un faible impact pour la croissance et l’emploi. Cette incapacité à capitaliser sur un environnement favorable pourrait coûter cher.

    Crise de crédibilité ensuite. S’il pense que le départ de Benkirane allait suffire pour réenchanter les Marocains en l’absence de transformations tangibles, le chef de gouvernement aura raté son diagnostic.

    Crise politique enfin. La majorité continue d’être malmenée par l’incapacité à adopter un langage commun dans les grands rendez-vous, la difficulté à identifier l’origine des orientations, à savoir si elles émanent du gouvernement qui représente l’ensemble des Marocains ou du «gouvernement PJD».

    Le pataquès de l’affaire Daoudi est éloquent à cet égard. Pendant combien de temps encore cette gestion en lambeaux est-elle tenable?

     

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