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L'Edito

Egoïsme

Par L'Economiste| Edition N°:1273 Le 21/05/2002 | Partager

Le projet de réforme qui se dessine à la CIMR pourrait constituer un véritable test. Pas seulement pour la vieille caisse de retraite patronale mais pour le système dans son entier. La capitalisation et la répartition peuvent en principe coexister. Ces formes de retraite peuvent même être en compétition, ce qui est profitable aux assurés s'ils sont à la fois bien informés et en position de choisir. Au Maroc, cette cohabitation a été peu contestée. Du moins jusque-là. C'est-à-dire jusqu'à la dégringolade des valeurs boursières et la confirmation des menaces démographiques qui pointent sur nos régimes de retraite. A en croire les dernières statistiques sur l'espérance de vie, les Marocains vivent un peu plus. Tant mieux pour nous. Les caisses de retraite n'en diront pas autant. Elles doivent servir de rentes viagères ou de capitaux un peu plus longtemps.Dans un système par répartition, c'est une classe d'âge qui cotise pour une autre. La masse d'argent constituée dispose d'un effet de levier financier. C'est ce qui permet une générosité, une solidarité et de équilibrages vers les classes d'âge ou catégories défavorisées. Dans un système par capitalisation, c'est l'individu lui-même (et non plus sa classe d'âge) qui retrouve ses cotisations. Il n'y a donc pas de générosité, de solidarité ou d'équilibrage organisés. La question est entre ces deux possibilités: mutualisation ou individualisation des solutions. La retraite par répartition fait subir un risque politique lié à la baisse des retraites en cas de baisse de la masse salariale; la retraite par capitalisation fait, elle, subir un risque financier, lié à l'incertitude sur le rendement réel des actifs financiers. La formule de la répartition se heurte à la crainte d'une collectivisation, celle de la capitalisation à celle de l'égoïsme. Bref, le débat est même philosophique. Mais il faudra bien trancher.Mohamed BENABID

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