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L'Edito

Zlecaf

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5919 Le 05/01/2021 | Partager
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Avec l’entrée en vigueur le 1er janvier 2021 de la zone de libre-échange africaine (Zlecaf), le continent confirme qu’il tient à prendre son destin en main.

Sur la symbolique, la réorientation est d’une portée considérable. Les pays africains n’en sont pas à leur coup d’essai sur les ZLE avec à leur actif près de 15 accords d’intégration régionale en 2019, mais avec un bilan mitigé.

A peine 17% des échanges commerciaux africains sont réalisés sur le continent, c’est trop peu au regard des ambitions. Incontestablement, l’Afrique mérite mieux qu’un ancrage à des chaînes de valeur rythmées exclusivement par les exportations de matières premières.

Dans la foulée, comment ne pas relever que la nouvelle fenêtre de mondialisation régionalisée de la Zlecaf n’a pas été effrayée sur son agenda, y compris avec la grande incertitude de l’impact Covid-19, et c’est tant mieux.

En matière d’intégration régionale, il n’y a pas d’hésitations à avoir sur les évolutions possibles, du moins sur celles qui servent au mieux les intérêts économiques et politiques. Au demeurant, c’est cette voie, toutes choses égales par ailleurs, qu’a choisie la Chine en signant au mois de novembre dernier avec plusieurs pays de l’Asie-Pacifique le fameux Partenariat économique régional global (RCEP), le plus grand accord de libre-échange au monde.

Sur la Zlecaf, il convient d’aller vite au vu des urgences mais aussi de rester lucide sur ses moyens. Le travail à accomplir pour opérationnaliser les engagements est en effet important et exige au préalable de soigner quelques disparités.

Disparités économiques d’abord avec une concentration des richesses sur les trois grands marchés que sont l’Egypte, l’Afrique du Sud et le Nigéria. Disparités des environnements réglementaires et juridiques ensuite, tant en termes de niveau que de structure, sur des questions en relation avec la supervision bancaire ou la concurrence par exemple.

L’un des leviers privilégiés pour y arriver est d’être à l’écoute et au plus près des préoccupations du secteur privé. Théoriquement, ce sera le premier client de la Zlecaf.

 

 

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