×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste
  • prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière Membres de L'Economiste Qui sommes-nous

  • L'Edito

    Raison

    Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5941 Le 05/02/2021 | Partager
    dr_mohamed_benabid.jpg

    Il était une fois un «influenceur» marocain expert ès condiments qui partageait ses tuyaux, entre recettes de grand-mère et naturothérapie, sur YouTube. Tout cela était bien inoffensif et avait l’air bien sympathique.

    Jusqu’au jour où il a commencé à élucubrer dans une campagne anti-vaccin Covid. Ce genre de fake news est le plus dangereux de tous, car il revêt souvent l’habillage d’un argumentaire rationnel et construit.

    D’autres lui ont trouvé le joli anglicisme de junk science pour désigner une «science poubelle» qui ne repose sur aucun fait solide.

    Fort heureusement, une grande part de la population n’est pas tombée dans le panneau. Plus de 300.000 personnes vaccinées à date du 3 février. C’est une tendance qui ne trompe pas. Il faut se féliciter de l’adhésion à la campagne alors que le consensus a été attaqué depuis le départ.

    La posture marocaine, faut-il le rappeler, est restée celle d’un vaccin conseillé et non celle d’un vaccin obligatoire. Le pays n’a pas sombré dans le précautionnisme, ce qui aurait pu être un autre excès.

    La liberté vaccinale est respectée, mais cela ne doit pas accréditer l’idée que le chantier n’est pas stratégique. Ne pas jouer le jeu de la vaccination c’est retarder la protection collective et prendre le risque de continuer de nourrir les réservoirs viraux que nous sommes tous devenus.

    C’est le discours avancé par le corps médical dont le rôle est important dans la sensibilisation, mais qui ne peut à lui seul porter le fardeau de la mobilisation.

    On le sait, le vaccino-scepticisme surfe en grande partie sur le complotisme. Le sujet a pour ainsi dire débordé de ses frontières sanitaires. C’est pour cela qu’il faut en appeler au retour à la raison, celle des faits, de la transparence, voire de l’interrogation et du doute.

    Même si, comme pour toute thérapie nouvelle, nous manquons de recul sur l’innocuité à long terme. Avons-nous le choix?

     

     

    Chère lectrice, cher lecteur,

    L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
    Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

    Mot de passe oublié?
    CAPTCHA
    This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
    ABONNEZ-VOUS

    Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
    Contactez-nous à l’adresse [email protected] pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc