×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Progrès

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5964 Le 10/03/2021 | Partager
dr_mohamed_benabid.jpg

Il y a 10 ans, jour pour jour, une commission consultative était chargée par le Souverain de plancher sur la nouvelle Constitution. La mission intervenait elle-même au lendemain d’un discours phare qui en avait dessiné les contours majeurs.

Il convient d’emblée de rappeler que l’aboutissement ne peut être décontextualisé  d’un processus de transformation entamé avec le nouveau règne. De ce point de vue, cette réforme a incontestablement fait date, tant par sa méthodologie que ses attentes. Sur le plan méthodologique, la nomination de la commission avait été accompagnée, faut-il le rappeler, d’une structure de dialogue avec les partis et les syndicats.

Quant aux attentes, elles ont obéi au même tempo puisque l’idée était de prendre en considération les nouvelles aspirations de la société marocaine, particulièrement ses factions les plus jeunes. Si l’esprit du cap à suivre a été bien balisé depuis le départ, le bilan des réalisations peut paraître une décennie plus tard moins net.

Pour en expliquer les raisons, il est tentant de l’ancrer à l’une des questions les plus débattues à ce jour, celle de la répartition des pouvoirs entre le palais et le gouvernement. La lucidité comme le refus de toute démagogie commandent ici de pousser l’analyse le plus loin possible.

Si le Roi a conservé des champs d’interventions, quoique circonscrits, les gouvernement/Parlement ont-ils suffisamment investi les leurs? Il est permis d’en douter. La nature ayant horreur du vide, il se trouve fort heureusement des mécanismes institutionnels à même de garantir un rythme de travail.

D’ailleurs, que seraient devenus de nombreux dossiers importants sans les interventions royales? Finalement, si la portée de cette réforme dépend de ses innovations, c’est-à-dire ce qui est permis, sa mise en œuvre est conditionnée par son portage par les acteurs censés en incarner les nouvelles pratiques institutionnelles. Une grande partie du progrès constitutionnel est à ce prix.

 

 

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse [email protected] pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc