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L'Edito

Paperasse

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5996 Le 23/04/2021 | Partager
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Le lancement du portail Idarati s’inscrit dans le droit fil des engagements pris en matière de simplification administrative. On sait la paperasserie toxique pour l’investissement, le commerce, la créativité, l’innovation, le moral de la population.

Une galère que ne mesurent pas toujours les gouvernements en dépit des promesses de réformes réitérées depuis des années. En dépit aussi des alertes du Doing Business. Si de nouveaux espoirs sont portés depuis mercredi avec Idarati, il faut rester vigilant sur les écueils qui les attendent.

Pour en faire un chantier à l’impact perceptible pour le public, la simplification externe ne peut réussir que si elle se double de celle qui lui est contiguë en interne, c’est-à-dire la réforme de l’administration.

Le changement ne saurait pour ainsi dire se résumer à un simple exercice numéraire de réduction des documents exigibles pour une procédure ou une autre, mais doit être incarné par les structures qui en assureront le portage. De la même manière, il convient de s’interroger sur l’étendue d’application de la simplification.

Sur la question de la légalisation de documents, par exemple, un terrible goulet dont le Maroc peine à se débarrasser, l’on peut d’ailleurs craindre, en l’absence de clarification, que le centre de gravité bureaucratique ne se déplace désormais vers le privé qui continuera de l’exiger.

Que l’on ne se fasse pas trop d’illusion, la digitalisation, puisque c’est aussi le sujet, peut se révéler piètre parade lorsque les résistances s’expriment à travers des formulaires en ligne excessivement bureaucratiques ou lorsque l’usager se retrouve dans l’obligation de repasser par des procédures anciennes, c’est-à-dire physiques, au motif que «les systèmes informatiques sont en panne».

Pour toutes ces raisons, le devoir de vigilance doit rester permanent sur le risque de décalage entre ce qui est décrété et ce qui est obtenu sur le terrain.

 

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