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Ni-ni

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5937 Le 01/02/2021 | Partager
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La question de l’insertion professionnelle des jeunes doit rester une préoccupation constante. La dernière évaluation Unicef/ONDH (lire article), jette une lumière crue sur un vieux serpent de mer de la désinsertion scolaire et sociale: les ni-ni.

Avec le contexte pandémique, il y a à craindre que la bulle de ces jeunes, qui pour ainsi dire ne sont nulle part, ni à l’école ni au travail, enfle. Ce n’est sans doute pas la conjoncture dont rêverait tout nouvel arrivant sur le marché de l’emploi. Pour les non-diplômés, c’est pire.

Si le sujet des ni-ni impressionne aujourd’hui par son ampleur, nous ne sommes pas en territoire inconnu, loin s’en faut. De nombreuses initiatives privées et publiques ont vu le jour au cours de ces dernières années et tentent de faire converger la mobilisation autour de cet enjeu. Visiblement, il faut aller plus loin. La gestion de la crise des ni-ni se heurte à deux difficultés majeures.

Premièrement, de ne négliger ni la prévention ni le traitement. En prévention, autrement dit en amont,  en valorisant et en aidant à développer au cours des cursus scolaires les savoir-faire et les formations attendus sur le marché du travail.  En traitement, c’est-à-dire en réduisant le stock existant, ce qui suppose d’améliorer l’employabilité, tant en compétence qu’en conseil et orientation.

Deuxièmement,  de devoir appréhender  le traitement  à la fois sur le front de la demande, en renforçant les skills des jeunes candidats, et celui de l’offre, c’est-à-dire à travers des mesures incitatives, fiscales ou financières, à l’employabilité auprès des entreprises.

En l’espèce, force est de constater que les politiques publiques ne sont pas assez imaginatives. En réalité, sur le sujet des ni-ni c’est surtout la capacité à déployer une approche sur plusieurs temps qui manque cruellement.

 

 

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