×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Fiasco

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5920 Le 06/01/2021 | Partager
dr_mohamed_benabid.jpg

Depuis près de deux semaines, une partie du réseau du tram casablancais est paralysée par négligence et procrastination sur le sort de l’hôtel Lincoln.

Les problématiques posées par la préservation de ce patrimoine urbain remontent pourtant à plus d’une trentaine d’années, pratiquement l’âge du journal que vous tenez entre vos mains et qui y a consacré de nombreuses enquêtes depuis sa création.

Ce qui était arlésienne a fini par devenir le mélodrame d’un bâtiment menaçant ruine, puis l’une des préoccupations principales des Casablancais, désormais plus inquiets pour leur sécurité que de préserver la mémoire de la métropole économique.

Ce feuilleton – qui n’a que trop duré – reflète avant tout une lamentable incurie du pouvoir communal dans la gestion des biens publics.  S’il y a crise, c’est d’abord dans le processus de décision en matière de réhabilitation urbaine, du moins lorsque la ville est appelée dans le cadre de projets de reconversion à arbitrer sur les questions de transfert de propriété. 

Ce qui est valable pour l’hôtel Lincoln semble d’ailleurs l’être aussi pour l’ancien marché de gros. Là encore, les réhabilitations s’enlisent sur un sujet qui ne manque pas d’enjeux plus décontextualisés.

En urbanisme en effet, le moindre indice de dégradation est fatal en ce sens qu’il alimente une spirale infernale: délabrement, délinquance, ghettoïsation… (en sciences criminelles, cela s’appelle la théorie de la «vitre brisée»).

A Casablanca, sur ce sujet comme sur d’autres, il existe pourtant bien une gouvernance technique en réseau: autorités-SDL-élus. Si ce panachage a été déployé dans un souci d’efficacité, il ne dédouane pas d’une reddition plus ciblée des comptes.

Et à ce propos, c’est bien au maire de la ville, tant l’actuel que son prédécesseur, qu’il faut s’adresser. Ils ont bien accepté un mandat politique et c’est eux que les électeurs doivent sanctionner pour ce fiasco.

 

 

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc