×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste
  • prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière Membres de L'Economiste Qui sommes-nous

  • L'Edito

    Défi

    Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5947 Le 15/02/2021 | Partager
    dr_mohamed_benabid.jpg

    Les signes tangibles d’une réforme stratégique de la protection sociale se multiplient. Et s’il y avait encore des doutes, le menu du dernier Conseil des ministres contribuerait à les lever. Il vise à réparer les brèches d’une architecture marocaine mal dimensionnée.

    La pandémie aura d’ailleurs été révélatrice au grand jour de l’ampleur d’une facture non soldée: une architecture illisible, des couvertures incomplètes ou inexistantes ainsi qu’une grande précarité. Sur deux gros risques en particulier, la retraite et la maladie, le modèle marocain a paru à l’évidence chancelant.

    Pour le premier, la crise et l’incapacité de plusieurs entreprises en difficulté à honorer leurs engagements vis-à-vis à la fois du premier palier, la CNSS, que du palier «supplémentaire», celui de la CIMR, viennent rappeler que la protection sociale du secteur privé ne pouvait fonctionner de manière désarticulée par rapport aux principes d’extension et d’universalité.

    Pour le second, les réformes auraient été à n’en point douter moins douloureuses si elles étaient venues en temps et en heure.

    Là aussi, difficile de tricher avec la réalité: plus de 45% de la population non couverte en maladie, un simulacre de tiers-payant, des niveaux de prestations insuffisants, des barèmes d’indemnisations  bafoués par des producteurs de soins qui eux-mêmes dénoncent la sous-tarification, un vrai-faux régulateur, l’Anam… Sans oublier l’interminable transition de l’article 114 qui maintient plus de 3.000 entreprises hors régime médical de base et le prive de l’équivalent de 25% des ressources.

    Vu les enjeux qu’elle sous-tend, l’équation de la réforme ne sera pas simple et engagera des arbitrages douloureux tant sur le plan politique que financier. Mais puisque l’orientation qui se dessine semble vouloir investir la protection sociale au même titre que d’autres droits humains fondamentaux, le défi mérite largement d’être relevé.

     

     

    Chère lectrice, cher lecteur,

    L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
    Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

    Mot de passe oublié?
    CAPTCHA
    This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
    ABONNEZ-VOUS

    Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
    Contactez-nous à l’adresse [email protected] pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc