×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Blanchiment

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5958 Le 02/03/2021 | Partager
dr_mohamed_benabid.jpg

A moins de traiter le système financier marocain d’incompétent en matière de lutte contre le blanchiment, ce qui serait un mauvais procès, le dernier verdict du GAFI, plaçant le pays « sous surveillance», doit être interrogé sur ses ambiguïtés.

La traque de l’argent sale est compliquée, on le sait. Les techniques de dissimulation se sophistiquent et il n’existe aucun dispositif imparable. Ces difficultés ne doivent pas faire écran sur les efforts réels des acteurs, à commencer par les banques, qui ont investi massivement leurs rôles de sentinelles.

A l’évidence, de tels impératifs ont érigé les activités de signalement et de compliance en fonctions stratégiques au risque parfois de débordements lorsque des systèmes inquisitoires imposent au client de s’expliquer sur la moindre transaction, y compris pour des montants infinitésimaux.

Si les espoirs de la mobilisation internationale qu’elles ont suscités dès le départ sont très prometteurs, les méthodologies du GAFI elles-mêmes ne sont pas exemptes de reproches. D’abord dans leurs grilles de détection, les pays qui n’affichent pas un nombre croissant de condamnations pour blanchiment d’argent sont suspects. La difficulté avec ce genre d’approche, c’est qu’il ne fait pas nécessairement de distinction entre les bons et les mauvais élèves.

Une baisse du nombre de condamnations peut ainsi traduire tant l’impact dissuasif d’une lutte anti-blanchiment qu’un déficit de contrôle. Ensuite, le rôle du shaming et autre blacklistage dans le processus de moralisation des comportements est assez controversé.

Pour le cas marocain, si un travail d’appropriation des standards internationaux est engagé depuis des années, il relève avant tout d’un chantier de modernisation à la fois financière, organisationnelle et humaine. A l’issue d’une transition naturelle, la lutte contre le blanchiment y est pour ainsi dire l’une des nombreuses conséquences et non la finalité.

 

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse [email protected] pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc