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L'Edito

Eau secours!

Par L'Economiste| Edition N°:2239 Le 22/03/2006 | Partager

Pas de vie sans eau, tout le monde le sait. Mais ce n’est pas pour autant que tout le monde y prête particulièrement attention. Aujourd’hui, cette richesse, qu’on appelle désormais or bleu, deviendra probablement demain l’objet d’une guerre… Eau secours! crie la planète. Un tiers de l’humanité est affecté par le manque d’H2O. Un enfant en meurt toutes les 15 secondes dans le monde et 400 millions d’entre eux souffrent de maladies liées à une très forte carence en eau. La transformation des modes de vie, la mondialisation ont conduit à la pollution de l’eau, sa raréfaction, à son appauvrissement en oxygène à cause des fertilisants et des eaux usées. On fonce droit dans le mur. Tout cela dans un contexte où le Smig hydrique est estimé entre 50 et 100 litres d’eau par personne et par jour, par l’OMS.Et devinez où l’or bleu est le plus rare? En Afrique bien sûr, où 300 millions d’individus n’ont pas accès à l’eau potable et 64% n’ont même pas de latrines! Pourtant, le continent est loin d’être dépourvu en eau. Cette ressource est juste mal répartie, dit-on. Le droit à l’eau? Ça fait rigoler les pauvres, qui estiment que c’est un problème de riches qui en sont encore à se disputer les cours. Sans compter la désertification qui avance à grands pas. Résultat, pour étancher la soif, ce sont les femmes et les fillettes, -dont la scolarité est ainsi entravée-, qui en paient le prix fort. Aujourd’hui, le Maroc et ses voisins du Maghreb tirent leur épingle du jeu, mais le stress hydrique les guette. Ce n’est pas en «s’eautocongratulant» d’avoir des barrages pleins à 50% qu’on pourra gagner la bataille. A moitié pleins, c’est aussi à moitié vides. En dehors de notre politique des barrages, il y a aussi plein de ruraux qui n’ont pas accès à l’eau potable et surtout, on mise gros sur l’agriculture extrêmement «hydrivore». Et n’oublions pas que la sécheresse et nous sommes de vieux copains. Le Forum de Mexico a tiré la sonnette d’alarme. Nos experts aussi et bien avant. Il faut vite pérenniser la ressource sinon, dans quelques années, on aura peut-être même du mal à suer… pour en trouver.Radia LAHLOU

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