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L'Edito

Discrimination verte

Par Nadia SALAH| Edition N°:5353 Le 19/09/2018 | Partager
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Il arrive que des terrains urbains se libèrent. Une usine déménage parce que la croissance urbaine l’enserre et l’empêche de se développer. Un espace commercial cesse ses activités pour une raison ou une autre.

Des héritiers se disputent sans fin depuis des décennies. Les pouvoirs  étatiques ou locaux ont saisi un terrain dont les propriétaires n’ont pas réglé une dette publique. Des donateurs souhaitent que leurs terrains servent de parcs.

Sans compter qu’il est toujours possible dans les programmes d’urbanisme de réserver des espaces verts. De s’y tenir, de faire respecter la décision.

A l’échelle du Maroc, ces cas ne posent pas de problèmes insurmontables, voire pas de problèmes du tout. Grandes, moyennes ou petites, les villes savent fabriquer des espaces verts. Elles savent aussi tenir leur décision et protéger ces espaces.
Sauf Casablanca.

C’est la ville où la discrimination sociale est la plus brutale, via la verdure.
Seuls les quartiers riches ont leurs propres espaces verts, mais ils sont privés, avec par-dessus le marché le bonus de la municipalité qui plante et entretient arbres et pelouse dans la rue.

Les couches moyennes se contenteront de palmiers au milieu des grandes avenues, avec quelques vestiges de plantes, sur les trottoirs défoncés. Seuls les voisins penseront à les  arroser. Il y a bien quelques espaces verts, autour du tribunal ou de la municipalité, mais ils sont soigneusement clos et interdits, en attendant de mourir de sècheresse.

Quant aux quartiers pauvres, quant aux zones ouvrières, quant aux lieux où se réfugient les jeunes laissés pour compte, un urbaniste a peut-être dessiné un carré sur le trottoir, dans l’espoir qu’un arbre égaré viendrait un jour s’y installer. Mais comment distinguer tous ces trous les uns des autres?

Casa est le seul endroit au monde où les pots de fleurs excitent les élus et promoteurs: comment arriver à y construire un immeuble?

 

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