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L'Edito

Digue

Par L'Economiste| Edition N°:3363 Le 16/09/2010 | Partager

LA longue période de désinflation que vit le Maroc est la résultante d’une option stratégique placée au centre de la politique monétaire, la stabilité des prix. Le débat entre les défenseurs de l’orthodoxie monétaire et les partisans d’une plus grande souplesse dans ce domaine afin de stimuler la demande, et donc, l’emploi, semble presque désuet aujourd’hui. Jamais l’indice des prix à la consommation n’a été aussi bas: 1% en 2009 tandis que l’inflation sous-jacente se situait à 0,7%. Et pour l’année en cours, la hausse des prix à la consommation ne devrait pas dépasser 2%. La maîtrise de l’inflation est un acquis de la politique économique qui fait l’objet d’un consensus. Inspiré de la doctrine de la Bundesbank et de la Banque centrale européenne, l’objectif assigné à Bank Al-Maghrib (et inscrit dans son statut) de veiller à la stabilité des prix aura donc été une option pertinente. Une inflation modérée, voire basse, constitue une sécurité pour les investisseurs et les entreprises dont elle entretient la compétitivité. Par ailleurs, c’est surtout un stabilisateur du pouvoir d’achat. L’un des leviers de cet acquis est à chercher dans l’attitude conservatrice de la banque centrale en matière de taux de change. L’adossement de fait du dirham à la devise européenne fait bénéficier l’économie marocaine de l’effet désinflationniste de l’appréciation de l’euro. Cela a d’ailleurs permis au Maroc de contenir l’inflation importée qu’aurait entraînée la hausse des cours mondiaux des matières premières. Au regard de la part des importations dans le PIB, les autorités monétaires n’avaient pas d’autre choix. Même les sous-traitants du textile, dont la compétition se joue parfois sur quelques centimes, en sont aujourd’hui convaincus. Un dirham fort était la seule digue efficace contre l’inflation importée. Tiendra-t-elle combien de temps?Abashi SHAMAMBA

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