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L'Edito

Désordre

Par Nadia SALAH| Edition N°:4795 Le 15/06/2016 | Partager
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Mais qui donc s’est amusé à mettre le Maroc économique dans un tel état de désordre et d’inefficacité? Qu’on en juge. Le pays vend correctement ses biens et services à l’étranger, il capte aussi très bien les aides et financements extérieurs puisqu’il a plus de réserve en devises qu’il ne lui en faut.
Mais, au Maroc, les finances publiques sont lamentables, au point que le niveau réel du déficit du Trésor par rapport au PIB est maquillé: 63% annoncé contre 88% recalculé par la Cour des comptes, sans doute plus si l’on y intègre les factures des fournisseurs, toujours impayées.
Le pays effectue un remarquable travail de développement et de mise à niveau  sur le continent. Ses hommes et ses femmes s’y taillent une réputation de travailleurs inlassables, compétents et bien organisés.
Mais, au Maroc, l’entreprise n’est plus la même. Elle investit au compte-gouttes, redoublant de prudence pour ne pas se retrouver à découvert quand inévitablement les retards de paiement la frapperont. Ils mettront en jeu sa survie et, par contrecoup, l’emploi de ses collaborateurs.
On ne le dit pas assez, le Royaume réussit mieux ses programmes de lutte contre la pauvreté que des pays bien plus riches que lui. L’INDH, ses ONG, une gestion publique soucieuse de mener à bien ces programmes-là, plus les coups de pouce royaux, donnent un cocktail performant.
Mais, au Maroc, la misère morale, la fraude, la perte des repères, les batailles politiciennes entraînent l’abandon d’autres secteurs sociaux, bien plus importants comme l’école ou la santé. Ces phénomènes ne datent pas d’hier, mais ils se sont aggravés ces dernières années. Une grande partie des électeurs, déçus de tout, ne porteront leurs voix ni dans les meetings, ni dans les urnes. Ils ont grand tort, c’est le seul moment où les politiciens écoutent le peuple.

 

 

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