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    L'Edito

    Désespérant!

    Par L'Economiste| Edition N°:2694 Le 17/01/2008 | Partager

    Les générations qui montent sont très mal préparées aux défis d’aujourd’hui. On le sent intuitivement avec la baisse du niveau scolaire à la sortie des universités ou des grandes écoles: ces jeunes ont un diplôme mais pas le bagage de savoir et des savoir-être qui devrait aller avec; on le sent intuitivement avec la rareté des formations scientifiques et techniques face à la masse des formations littéraires ou juridiques... lesquelles ont de moins en moins de débouchés. Ces intuitions ne sont rien à côté de la réalité.Non seulement les formations supérieures sont médiocres et inadaptées pour la plupart, mais en plus elles sont rares.Comparons un peu. En Algérie, 24% des jeunes entre 19 et 23 ans, l’âge de l’enseignement supérieur, sont à l’école; en Tunisie, ils sont 36%. Et au Maroc? Ils ne sont que 12%, la moitié moins qu’en Algérie, le tiers de ce qui existe en Tunisie!Ceci veut dire que le Maroc est trois fois moins bien équipé que son principal concurrent, la Tunisie, pour faire son profit de la globalisation et de la compétition sur les compétences. Le Maroc est deux fois moins bien pourvu que l’Algérie, un pays qui a assez de pétrole et de gaz pour se moquer de son niveau de compétitivité mondiale.Le problème est dans l’enseignement supérieur mais aussi il vient de très loin. On le sait parfaitement, les niveaux d’abandon et de redoublement dans toutes les filières montrent que la faillite du système d’éducation est tout entière reportée sur les enfants, alors que c’est un problème de système, de motivation des enseignants, d’organisation de l’enseignement… pas un problème d’enfant. Le nouveau ministre de l’Education nationale lui-même fait ce constat désespérant.La vraie question est de savoir que faire. Comment va-t-il mobiliser la société marocaine qui ne croit plus en son école et ne croit même plus en ses capacités de redressement?Nadia SALAH

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