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    L'Edito

    Désaveu

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5257 Le 23/04/2018 | Partager
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    Le Souverain est en première ligne sur la réforme des CRI. Quel signal plus important peut-on envoyer sur le volontarisme de l’Etat sur ce dossier?

    On le sait, en dépit des engagements pris pour l’attractivité des investissements, la bureaucratie marocaine est impénétrable. L’acronyme CRI s’est imposé dans le paysage économico-administratif depuis une quinzaine d’années, mais visiblement en se fixant plus une obligation de moyens que de résultats.

    Tout le monde sait que les bilans chiffrés, lénifiants, sur les performances des guichets uniques cachent mal la persistance de lourdeurs et dysfonctionnements déplorables pour le climat des affaires. Des goulets que confirment régulièrement les enquêtes menées auprès des entreprises.

    Les investisseurs continuent de se plaindre de l’imprévisibilité des décisions et du décalage entre la mobilisation institutionnelle et son implémentation opérationnelle. Tout se passe comme si différents services publics, ayant l’art de tout rendre encore plus compliqué, n’étaient pas gagnés par l’importance des enjeux. Lancer son entreprise a tout du parcours du combattant tant pour les grands groupes que pour la PME.

    Si ce n’est pas de nouveaux formulaires à remplir, ce sont alors des signatures, des décisions zélées pour affirmer son pouvoir, des autorisations qui n’arrivent jamais ou tardent, alors que peut-être le compte à rebours des taux d’intérêt du crédit de financement tourne déjà...

    Parfois aussi, ce sont des administrations qui ne se concertent pas suffisamment entre elles. Du coup, les procédures peuvent s’enliser ou s’arrêter carrément à n’importe quel moment. Ces déficits de performance ont amené les organismes internationaux à regarder d’autres pistes de déterminants.

    Dans la liste des principaux obstacles au développement perçus par les entreprises, c’est la corruption qui arrive en tête dans le contexte marocain, alors que pour les autres pays de la région Mena, c’est l’instabilité politique (Source: Banque mondiale. Enterprises Surveys Maroc 2013). Dissiper ce désaveu, c’est désormais ce choix et nul autre qui s’offre au gouvernement El Othmani.

     

     

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