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L'Edito

Débraillé éthique

Par L'Economiste| Edition N°:4115 Le 18/09/2013 | Partager

Le gouvernement, en fait le PJD quasiment seul, est monté au créneau pour appliquer l’indexation des carburants, mesure qui avait été déjà prise en… 1998, mais suspendue deux ans plus tard!
En effet, après une décennie de négociations, d’hésitations, d’avancées et de reculades, l’indexation avait été appliquée, puis stoppée net. Et les déficits ont alors commencé à s’accumuler. Ils sont devenus aujourd’hui un cancer rongeant les forces vives du Royaume. Tout le monde sait que cette politique de subvention à guichets ouverts est suicidaire. Contractions supplémentaires: le Maroc se ruine avec les énergies fossiles importées, alors qu’il s’est lancé dans un très ambitieux programme de transition énergétique.
Et pourtant, Benkirane et El Azami doivent se sentir bien seuls. Finalement, c’est la vraie opposition  parlementaire qui a été la plus responsable. Du côté de la majorité, les plus courageaux se sont tus, comme le MP, et ont abandonné l’équipe. Les plus timorés, y compris dans le PJD, y sont allés de leurs banderilles. Et ne parlons pas de l’Istiqlal, qui n’a pas encore quitté ses fauteuils ministériels mais tirant plus fort que tout le reste de l’opposition réunie. Alors  que ce même Istiqlal a participé au pouvoir  tout au long de ces années où aucune mesure sérieuse n’a été prise pour maîtriser les subventions.
Les hommes politiques croient que, dans leur domaine, tous les coups sont permis, y compris les plus bas, parce qu’ils sont les plus efficaces. Ce qu’ils ne voient pas assez, c’est que l’opinion publique n’est pas aussi stupide qu’ils le souhaiteraient. Elle voit parfaitement le débraillé éthique dans lequel se complaisent les politiciens.
Et l’opinion publique comprend bien que cela ne sert qu’à se tailler une tranche de pouvoir, et ce en montrant ouvertement le mépris que ces politiciens nourissent à son endroit.
 

Nadia SALAH

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