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L'Edito

Convictions

Par L'Economiste| Edition N°:1533 Le 05/06/2003 | Partager

Dans un Etat totalitaire ou discrétionnaire, comment fait-on de la politique (car il en faut bien, sinon les gens se révolteraient ou fuiraient)? On construit les routes et les écoles qu'on peut et on forme les policiers pour surveiller que tout le monde applaudit, avec toute l'allégresse qui s'impose.Dans un Etat qui se libéralise, comment fait-on de la politique? On construit les routes et les écoles qu'on peut et on parle, on parle, on parle encore. Parler, expliquer, réexpliquer, contrer la parole des adversaires, séduire, mobiliser… Les démocraties sont des bavardes, même quand elles sont encore dans l'enfance. Ce n'est pas du temps perdu. Au contraire.C'est du temps de conviction, de cette conviction qui fera qu'un, deux… dix… cent entrepreneurs vont proposer leurs services pour construire les écoles et les routes. Du temps de conviction, qui fait que la majorité des gens va se rassembler autour d'un objectif, d'un axe, d'un message… au lieu de se disperser. C'est dans cette dispersion-là que le temps se gaspille vraiment pour finalement ne rien faire de bon.Dans les sociétés qui se démocratisent, ce ne sont plus les policiers qui mobilisent les citoyens. C'est la parole politique qui le fait, mais il faut bien choisir son moment, sinon, on perd l'effet de levier.Ainsi, la politique de proximité du gouvernement, tous les ministres et conseillers le disent, n'a pas été faite après les attentats. Elle est plus ancienne, c'est vrai. Mais qu'importe l'exactitude administrative, quand on a devant soi une société debout, qui veut en finir avec l'obscurantisme?La politique de proximité donne un sens à ce désir de mobilisation de tous et de chacun. Elle crée une sorte de culture pour l'entreprise Maroc, resserre cette conviction qui fera qu'une, deux… dix... cent personnes, n'accepteront plus les petits blocages, retards, mauvaises volontés, méfiances qui ont jusqu'ici cassé cette proximité.Nadia SALAH

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