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Par L'Economiste| Edition N°:2766 Le 29/04/2008 | Partager

Et de deux! un deuxième incendie d’usine vient de faire des morts à Casablanca, après les 55 victimes du week-end dernier. Des images terribles soulignent les responsabilités individuelles et administratives, même si, pour être parfaitement juste, il faut attendre les conclusions des enquêtes.Néanmoins, il y a des évidences, connues de tous: ces accidents montrent toute la misère du Maroc ouvrier, telle qu’elle est, loin des usines modernes. Cette misère du Maroc ouvrier qui n’intéresse pas du tout les syndicats sclérosés, plus soucieux de la promotion politique de leurs cadres que de la vie réelle des travailleurs. Pourtant, c’est par les syndicats que devrait passer une bonne partie des progrès de la sécurité au travail. C’est la première des évidences.La deuxième, c’est l’irresponsabilité des administrations chargées de faire respecter les normes. Les contrôles relèvent de plusieurs départements, soi-disant pour augmenter les compétences. En réalité, cela ne fait qu’augmenter la lourdeur des procédures et les opportunités d’abus. Bien sûr, la corruption n’est pas la règle, mais il suffit de quelques cas pour jeter l’opprobre et le discrédit sur tout le système. Surtout quand les plaintes ne rencontrent que l’impunité… Le monde économique ne tarit pas d’histoires sur le comportement des commissions de contrôle…Certes, il ne faut pas revenir aux abus des années 70-80: il ne s’agit pas d’empêcher les investissements mais au contraire de les aider à ce qu’ils soient conformes à la sécurité des personnes.Dans le cas des incendies de ce week-end, la recherche des responsabilités ne devra pas s’arrêter chez les propriétaires des usines meurtrières: il faudra mettre en cause les contrôleurs qui, soit ont mal fait leur travail dans les locaux, soit ont fermé les yeux sur l’existence même de ces ateliers. Les membres de la commission de contrôle des conditions de travail devront aussi s’expliquer devant les juges.Nadia SALAH

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