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L'Edito

Consommons marocain

Par Nadia SALAH| Edition N°:5770 Le 28/05/2020 | Partager
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Un mouvement se développe pour le «consommons marocain». C’est très bien. Tant que le choix demeure. Sinon on changerait de registre, pour tomber dans celui des années 1970. Ces années qui politiquement étaient des «années de plomb». Ce n’est pas le temps de savoir s’il y a ou pas une liaison entre les restrictions politiques et les restrictions économiques.

Le Maroc s’est trouvé en faillite financière en 1983. Il a d’urgence changé de logiciel. En effet, en ayant fermé les frontières aux produits étrangers, il a provoqué inévitablement la hausse des prix intérieurs, avec dans un deuxième temps la baisse de la qualité de ces produits.

Le mécanisme est tout simple: pourquoi producteurs et distributeurs se priveraient-ils de marges financières que la stratégie économique leur octroie, par la puissance de la loi? Que cette marge soit directe ou bien qu’elle naisse de la baisse de la qualité, le résultat est le même, souvent cumulatif: le consommateur paye plus cher pour un produit dégradé.

En principe, cette stratégie devait pousser à la croissance les entreprises légalement protégées, grâce à la rente, la marge prélevée sur les citoyens. Ce raisonnement parfait sur le papier, a-t-il fonctionné? Personne n’a jamais fait le compte, produit par produit. Certains ont grandi et sont devenus les stars de leur marché, d’autres ont coulé.

Le problème n’est pas résolu pour autant. Il reste le volet monétaire. Ici, la règle est contre-intuitive: plus on ferme les frontières, moins on a de devises. Le Maroc et pas mal d’autres pays ont fait cette même expérience.

Et c’est sans compter les phénomènes mafieux qui se créent pour gérer les réseaux illégaux, plus efficaces que les circuits légaux…

 

 

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