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L'Edito

Conscience

Par L'Economiste| Edition N°:3365 Le 20/09/2010 | Partager

LA crise est loin d’être finie. Voilà l’idée qu’il faut avoir en tête au moment des arbitrages pour le budget. A mesure que l’argent public manquera, son utilisation devra continuellement être vérifiée, jaugée, sanctionnée. Maintenant que les projections officielles annoncent des frémissements sur l’endettement, sur le déficit, les impératifs d’orthodoxie budgétaire sont du coup interpellés. Il y a à ce titre une normalisation comptable à faire, même à l’échelle de l’Etat dont les résultats commencent à se faire sentir. La meilleure nouvelle sur ce front sera sans doute celle de l’imminence, enfin, d’une véritable comptabilité de l’Etat à partir de 2011. Quelques indices sont déjà annonciateurs de ce chantier bienvenu. Le projet de loi organique certes, mais aussi l’excellent travail de la GID (gestion intégrée de la dépense) à la TGR, l’informatisation des Douanes ou des Impôts en sont, entre autres, les dimensions les plus visibles. Mais il y a d’autres leviers sur lesquels il faut agir car l’on ne peut compter exclusivement sur des efforts d’autodiscipline. Dans cet effort de sincérité comptable et budgétaire, le Parlement n’est pas assez exigeant dans la qualité de l’information exigée auprès de ses interlocuteurs des Finances publiques. Il ne fait pas non plus assez contrepoids à l’exécutif. Le travail sur les dépenses fiscales, les fameuses exonérations, désormais intégrées aux préparatifs de la loi de Finances depuis 7 ans traduit bien ce déficit. Leurs encours donnent l’impression de faire du surplace justement parce que cette information n’est pas assez utilisée, insuffisemment décortiquée. Il y a donc incontestablement des gisements d’amélioration. Les députés sont tout naturellement dans leur rôle lorsqu’ils tempèrent les impulsions gouvernementales. Même si certains émergent du lot, la majorité n’en a pas conscience.Mohamed Benabid

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