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    L'Edito

    Combustible

    Par L'Economiste| Edition N°:3020 Le 08/05/2009 | Partager

    C’est une collision de calendriers. En l’espace d’un mois la Bourse et le CDVM ont changé d’état-major et ce sur fond de crise financière mondiale, laquelle remet en cause morceau après morceau les instruments qui faisaient le marché avant 2007. Autrement dit, le marché marocain entame son acte III au moment où l’Occident renie l’ensemble de sa doctrine financière, des produits basiques jusqu’aux dérivés en passant par le rating et les certifications. Dans ce contexte d’autodafé mondial, ce sont donc des équipes nouvelles qui vont mettre en oeuvre les réformes de la 3e génération pour le Maroc.La première tâche concerne l’indépendance. Malgré la nouvelle mode internationale, le consensus professionnel reste qu’il faut poursuivre sur cette voie. C’est une chance historique d’avoir en même temps un ministre des Finances, un Premier ministre et un gouverneur de la Banque centrale au diapason, pour détacher la vie du marché financier des contraintes et conjonctures administratives et/ou politiques.La deuxième tâche concerne l’introduction de méthodes et de produits nouveaux, à commencer par l’invitation à multiplier l’usage des IFRS et la promotion de la titrisation. La norme comptable IFRS est accusée d’avoir amplifié la crise mondiale et la titrisation de l’avoir créée. C’est aussi exact que de dire que se nourrir rend obèse. Seuls les abus sont fauteurs de crise. Or, dans un petit marché surveillé par une puissante Banque centrale, on ne peut pas dire que le risque d’abus soit bien grand. Il faudra même aller plus haut et plus fort, car le maintien de la croissance va avoir besoin de combustible supplémentaire que le Maroc aura du mal à trouver auprès de ses sources habituelles que sont les MRE ou le tourisme.La troisième tâche sera la poursuite de l’effort d’élévation des compétences professionnelles, un objectif qui, lui, fait l’unanimité, crise ou pas crise.Nadia SALAH

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