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Par L'Economiste| Edition N°:2023 Le 18/05/2005 | Partager

Les TPE ne sont ni une nouvelle taxe, ni une méthode pour surmonter la globalisation. Ce sont les «très petites entreprises». La politique économique cherche le moyen de faire passer le gros de la troupe de TPE vers la catégorie PME. Et ce n’est pas simple du tout.En effet, ces entreprises, qui ne sont pas toutes déclarées, ni toutes inscrites quelque part, sont toutes assises entre deux chaises.Elles sont trop grandes pour obtenir du microcrédit et elles sont trop petites pour entrer dans les procédures bancaires. Donc, elles n’ont droit à rien, ce qui évidemment ralentit, voire interdit, leur croissance. Et comme elles sont justement entre deux chaises, elles sont la cible de toutes les manoeuvres et abus de pouvoirs. Et pourtant, elles ont la peau si dure, les reins si solides qu’elles résistent presque à tout. Pas étonnant donc que l’Etat rêve d’en faire un fer de lance. Mais comment leur garder cette résistance tout en les faisant grandir?Sans doute faudra-t-il emprunter aux organismes de microcrédit leur savoir-faire et leur savoir-être. En effet, ces patrons de TPE, qui n’emploient en réalité qu’eux-mêmes et un frère ou un fils, ont des règles de fonctionnement spécifiques, auxquelles les méthodes bancaires sont incapables de répondre. Dans une banque, la procédure veut qu’on étudie le dossier, donc qu’on ait des comptes prévisionnels, des recettes escomptées... et ce en français. Pour les TPE, c’est du chinois: on connaît le «tope-là» du marché conclu, on connaît le cousin du voisin à qui il faut rendre visite pour qu’il n’oublie pas de payer sa commande... Tout un monde qui ne connaît pas les banquiers et que les banquiers ne connaissent pas, ne peuvent pas connaître. En fait, ce n’est rien d’autre que la société marocaine en train de se redécouvrir: elle doit cesser de se scinder en segments se méprisant les uns les autres, sous prétexte qu’ils n’ont pas les mêmes codes.Nadia SALAH

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