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L'Edito

Circonspection

Par L'Economiste| Edition N°:2233 Le 14/03/2006 | Partager

C’est connu, les statistiques sont une arme fatale. Mais tout dépend de l’usage que l’on en fait. Prenons par exemple le cas des transferts MRE. Voilà un indicateur qui figure en bonne position dans la plupart des comptes nationaux. Pas un ministre qui ne s’en soit servi à l’occasion d’un bilan ou d’une présentation! Avec un Trésor de 40 milliards de DH, l’argument, il est vrai, se refuse difficilement. En particulier en période de disette budgétaire. Evidemment, il s’agit de chiffres plus qu’honorables de notre communauté à l’étranger. Son apport, fort heureusement, minore les insuffisances structurelles de notre économie. Néanmoins, gardons-nous de donner dans l’euphorie car une partie de cette communauté peut le ressentir comme qui dirait de la manipulation. Avec ces clameurs qui ont souvent des allures de fanfaronnades, on risque même de décourager ceux qui en sont à l’origine. Souvent dans des visions courtemistes, politiques, nous cédons aux sirènes des impératifs budgétaires, en cachant grossièrement ce qu’on pourrait appeler en assurance les avenants aux contrats. Et des avenants, il y en a pour les MRE. D’abord, leur absence au niveau de la représentation politique. Fort heureusement, il est question d’y remédier à l’issue des orientations royales. Ensuite, les déficiences, tracasseries administratives, faiblesse de la bancarisation, que l’étude du Femip pointe d’ailleurs. Enfin, il n’y a pas que les transferts d’argent. Personne ne s’est encore intéressé à l’apport éventuel de cette communauté sur des choses immatérielles mais non moins dénuées d’enjeux. Nous pourrions déplorer le manque de quantification de transferts d’expertise, alors que notre monde se construit de plus en plus sur la circulation de la connaissance. Et puis, avant tout, cette diaspora, c’est d’abord l’Homme avant d’être des sigles ou des chiffres. Lorsque nous faisons le point sur ses apports, faisons-le donc avec circonspection. Mohamed Benabid

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