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L'Edito

Chiffres

Par L'Economiste| Edition N°:2854 Le 05/09/2008 | Partager

Le chiffre est assez inaperçu. Evidemment, le gouvernement n’allait pas en faire un thème d’autopromotion: même si la hiérarchie politique n’est plus tout à fait la même, la mosaïque des partis au pouvoir est à peu près ce qu’elle était en 2001. Mais cela explique que l’équipe El Fassi tout comme le Souverain lui-même se montrent très attentifs sur le pouvoir d’achat, surtout face à la crise mondiale.Donc il reste la politique responsable de cette bizarrerie sociale: de 2001 à 2007, la dépense moyenne des ménages a fortement progressé, alors que dans le même temps, les riches ont consommé davantage, ce qui est logique, mais les pauvres ont consommé moins. En termes réels, les dépenses ont augmenté de 2,3% (plus de 5% en termes relatifs). Mais au même moment, les 20% des Marocains les plus riches ont accru leur part de 2% dans les dépenses totales, quand les 20% les plus pauvres, eux, ont gardé leur part initiale (6,5%). Bien que les chiffres calculés au Maroc ne donnent pas la concentration des richesses, on peut raisonnablement penser que la consommation donne une bonne image de la répartition de la fortune. Tout en ayant à l’esprit cette prudence statistique, il n’est pas illogique de dire que nous nous trouvons devant le cas où l’élévation évidente, perceptible par tous, du niveau de vie des Marocains, n’a pas également profité à tous.Certes, il serait démagogique de défendre l’idée que l’élévation du niveau de vie soit également partagée entre tous. L’histoire montre que cela conduit au fascisme.Sans tomber dans cet excès, il est nécessaire de reposer la question de la participation réelle et efficace des citoyens au développement de leur propre pays. Evidemment, le premier mouvement porte vers l’intervention caritative. Elle est certainement utile et couvre les urgences. On ne peut s’en contenter. Les chiffres sont évidents, la politique de répartition et plus encore la politique de participation, d’inclusion dans le mouvement global du Maroc ne fonctionnent plus.Nadia SALAH

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