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L'Edito

Cause nationale

Par Nadia SALAH| Edition N°:4926 Le 28/12/2016 | Partager
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Dans les années 1980, il y avait le programme d’ajustement structurel, tout le monde le sait. Il y avait aussi trois opérations qualitatives. Elles contenaient des idées à reprendre aujourd’hui. Ces trois stratégies (le mot n’est pas trop fort) portaient sur la maintenance, la qualité et la protection des consommateurs. Soyons honnête, le dernier point n’a pas fonctionné. Il a donné une loi qui ne sert à rien parce que personne ne sait la faire fonctionner.
Par contre, pour la qualité et la maintenance, il n’y a pas eu de loi, mais de vrais changements de paradigme.
Deux exemples pour dire d’où on partait.  Les artisans-menuisiers, capables de faire des œuvres d’art, ne voyaient pas d’inconvénient à marquer leurs pièces au stylo-bic bleu, de manière indélébile et bien visible. Des hôpitaux achetaient à grands frais du matériel dernier cri, puis le remisaient dans les caves parce que personne ne savait l’entretenir. Trois ministères, l’Industrie, les Travaux publics et l’Artisanat, plus l’OCP, ont décidé que cela avait assez duré.
Cette politique d’élévation des compétences (sur le fond, c’est bien de cela dont il s’agit) a médiocrement marché dans la Santé. En revanche, ce fut presque miraculeux pour la maintenance et très réussi pour ce qui est de la qualité. Et en plus, cela a fait faire un bond à la productivité du tissu économique.
Aujourd’hui, que ce soit le fruit conjoncturel des errements gouvernementaux ou bien la conséquence structurelle et logique de l’affaissement de l’enseignement, le résultat est là: des pertes de compétences dans l’appareil public. Ces pertes rejaillissent directement sur le quotidien des citoyens.
Pourquoi ne pas reprendre ce qui a réussi, pour relever maintenant les compétences du service au public? Et en faire une cause nationale.

 

 

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