×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 159.147 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 199.098 articles (chiffres relevés le 27/5 sur google analytics)
L'Edito

Bouche-trou

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5144 Le 09/11/2017 | Partager
mohamed_benabid.jpg

Quand les politiciens promettent trop aux retraités, devinez qui finit par payer la note? La réforme des retraites des fonctionnaires est victime de promesses qu’on savait ne pas pouvoir tenir. Le chantier tourne au supplice interminable à en juger par la dernière mise en garde des équipes de Driss Jettou.

Les menaces de crise des dettes souveraines ont forcé le dernier gouvernement à tenter de remettre de l’ordre dans la maison. Mais, visiblement, les thérapies arrivent trop tardivement. Le débat sur la crise des retraites ne s’est pourtant pas invité ex-nihilo.  Jusqu’à ce que les caisses de la CMR se vident, les inquiétudes grondaient  en sourdine portées depuis les années 90 par des rapports du BIT, de la Banque mondiale et quelques journalistes irréductibles.

Les enjeux étaient alors ceux d’une éternelle course contre la montre dans un jeu d’actualisation des passifs futurs. Selon que l’Etat s’engage à verser des prestations en 2030 ou en 2040, le coût n’est pas le même. En faisant le pari des rendements de portefeuille d’investissement, plus le taux d’actualisation est haut, plus le passif est faible et moins les Etats doivent cotiser.

Seulement, dans le contexte marocain, il aura fallu compter avec quelques bizarreries statutaires qui auront accéléré la dégradation de la situation financière. Le taux de remplacement a représenté, à ce titre, l’une des aberrations flagrantes. Jusqu’à ce que la dernière réforme y mette fin, les fonctionnaires pouvaient prétendre à une pension équivalente à leur dernier salaire. Une usine à gaz et injustice alors qu’aucune entreprise privée ne pourrait se permettre un tel avantage du moins dans le régime de base, celui de la CNSS.

A lui seul, le coût financier, et politique, de cette indexation des pensions au dernier salaire aurait mérité plusieurs rapports. Et pas seulement ceux de la Cour des comptes! En l’absence de l’option la plus pérenne, celle d’un régime unifié, il faut donc se contenter d’une réforme bouche-trou.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc