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L'Edito

Bisounours

Par L'Economiste| Edition N°:4082 Le 25/07/2013 | Partager

La Bourse, qui depuis trois ans ne réagit à rien, n’a pas apprécié le prix de cession de Maroc Telecom fixé par Vivendi pour la cession à Etisalat. IAM est punie depuis deux jours. Vu son poids dans les cotations, c’est tout le marché qui est puni, lui aussi.
Rappelons que c’est pour faire plaisir à ses actionnaires, surtout aux fonds d’investissement, que Vivendi doit se défaire de sa plus belle filiale, Maroc Telecom. Nous sommes là dans l’économie financière, laquelle n’a rien à voir avec la logique industrielle et commerciale; une logique financière qui a été capable de mettre toute la planète Terre en crise et des millions de personnes au chômage.
Au Maroc, on est si loin de ce monde-là qu’on n’arrive pas toujours à comprendre que l’impact soit si lourd, si dangereux, si injuste. On en est tellement loin qu’on commet la faute inverse: il n’y a plus grand monde pour dire que tout n’est pas mauvais dans l’économie financière et que le Maroc lui doit de belles années, dans la première décennie de ce siècle.
Mais finalement, ce n’est pas le plus important. Le Maroc a été échaudé par sa naïveté dans la plupart des accords de libre-échange. Il y a un moment où naïveté peut devenir niaiserie.
Le transfert du pouvoir au sein de la première de nos entreprises de communications ne doit pas nous emmener sur le même chemin. Certes avec Etisalat, la configuration n’est pas sur le même pied qu’elle l’aurait été avec des majoritaires qataris, dont on connaît la stratégie envers Rabat, par la ligne éditoriale d’Al Jazeera. On a trop peu commenté au Maroc le scandale des écoutes PRISM, où des Google, Facebook, YouTube, Apple… ont mis les données de leurs clients au service de l’espionnage américain. Ce n’est pas une mince affaire.
Les télécoms ne sont pas le terrain de jeu des Bisounours, célèbre et doucereuse série de télévision pour les tout petits enfants.
 

Nadia SALAH

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