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    L'Edito

    Auto-critique

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5305 Le 02/07/2018 | Partager
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    Le gouvernement s’accroche comme il peut aux branches. Le dernier exercice de remotivation décrété par El Othmani pourrait bien être assimilé à de l’enfumage politique pour donner le change face au mécontentement des Marocains.

    Au bout d’une année décevante aux commandes, le chef de gouvernement et sa majorité auront finalement laissé un bilan incolore, inodore et sans saveur. L’inconsistance et la puérilité des intentions réitérées à l’occasion de la dernière sortie ne risquent pas de dissiper cette impopularité.

    Elles confirment au contraire l’existence d’une profonde cassure entre la classe politique et une opinion publique de moins en moins crédule. C’est ce décalage qui explique en grande partie l’inaudibilité des attentes et qui a conduit à des désastres comme celui d’Al Hoceïma.

    Paradoxalement, la formation vainqueur aux législatives, et aux communales, le PJD, est un parti des villes. Ses élus auraient pu, à partir de leurs expériences locales, irriguer le niveau central des urgences, celles-ci ne manquant ni sur le plan économique ni social. Si la magie de la mobilisation a bien opéré en période électorale, l’ancrage territorial a lamentablement échoué sur la conduite des réformes, sur les résultats. 

    La cote de désamour charrie dans la foulée des interrogations sur d’autres déterminants de la crise actuelle:  et si une partie du problème résidait dans le style d’un chef de gouvernement qui manque d’autorité  et qui n’a pas su bien négocier son espace de pouvoir? Pour son dernier bilan, El Othmani distille un langage supposé ferme à l’attention de sa majorité.

    En promettant de mettre fin à la procrastination politique, il reconnaît l’existence de problèmes d’exécution des orientations, demande à ses ministres de sortir sur le terrain, comme s’il prenait l’opinion publique à témoin. Bien entendu c’est beaucoup moins engageant qu’un exercice d’auto-critique.

     

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