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Politique

USFP: Les incertitudes de l’après-El Yazghi

Par L'Economiste | Edition N°:2665 Le 04/12/2007 | Partager

. Il a été « lâché » par les siens . Une direction collégiale en attendant le 8e Congrès Mohamed El Yazghi, ,1er secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) jette l’éponge. Il a annoncé hier, en début d’après midi, avoir décidé de quitter son poste à la tête du parti, sans pour autant abandonner celui qu’il occupe au sein du gouvernement El Fassi. El Yazghi a également annoncé qu’il allait « geler ses activités au sein du Bureau politique de l’USFP ». Du moins jusqu’à la tenue du prochain Conseil national, dans l’attente du 8e congrès de la formation politique prévu en mars prochain.C’est donc à un véritable putsch que l’on assiste aujourd’hui. Comment Mohamed El Yazghi, qui avait été sollicité en octobre 2003 pour prendre la succession de Abderrahman El Youssoufi en est arrivé là? Certaines personnes de son entourage diront «c’est à cause de son entêtement». D’autres avanceront que « l’ambition trop poussée du 1er secrétaire du parti a précipité sa chute». Certains iront jusqu’à dire que « la soif du pouvoir devenue manifeste chez le 1er secrétaire est à l’origine de ses déboires ». Un avis que bon nombre de militants, même à la base, semblent partager. «El Yazghi n’en fait qu’à sa tête. Nous sommes rarement consultés et sommes souvent surpris par ses décisions », dira un militant de longue date de l’Usfp. «Ne pas consulter la base est grave, d’autant plus que lorsque cela vient de quelqu’un qui a connu les affres de la détention, qui a osé dire non à Basri (ex-ministre tout puissant de l’Intérieur) et qui «avait réussi à réunifier et souder les rangs de l’Usfp après le départ d’Abderrahman El Youssoufi en octobre 2003», ajoutera-t-il avec beaucoup d’amertume. Regrette-t-il son départ? Non, mais il aurait «souhaité qu’il parte dès la proclamation des résultats des législatives». El Yazghi s’est « accroché » à son poste. Mais, aujourd’hui, ceux-là mêmes qui l’avaient soutenu pour être à la tête des socialistes l’ont «lâché». Des courants «anti-El Yazghi» s’étaient constitués. Les « amis d’hier» sont devenus les «ennemis d’aujourd’hui», dira un proche du ministre d’Etat.En fait, la «chute» du 1er secrétaire était «devenue prévisible au vu des événements qui s’étaient succédé dès le lendemain des élections du 7 septembre. Ceux qui les ont suivis avaient déjà diagnostiqué que Mohamed El Yazghi n’allait pas survivre au cataclysme qui a secoué son parti. «Dans toute démocratie, le bon sens devait inciter le leader à démissionner». «Il faut savoir quitter la table quand l’amour est desservi», dit la chanson. El Yazghi «s’est toujours cru principal dépositaire des principes de la gauche et il n’a pas su s’adapter à l’évolution du pays», dit de lui, « avec beaucoup de regret », un membre du Bureau politique de l’Usfp.Le vent de la contestation qui s’était levé, dès le lendemain de la proclamation des résultats du scrutin du 7 septembre, contre le ministre d’Etat du gouvernement El Fassi, a tourné en sa défaveur. El Yazghi ne s’attendait pas à ce que les choses prennent leur tournure actuelle. Il avait, en effet, réussi a désamorcer la crise qui couvait et dont les premières étincelles étaient parties de Tanger où son fils s’était porté candidat tête de liste du parti, malgré l’opposition des militants locaux, et qui a été un échec. Abbas El Fassi cherchait alors des ministres pour son cabinet. Au sein de l’Usfp, alliée traditionnelle (ou presque) de l’Istiqlal, se posait dès lors la question de participer ou non au gouvernement après la déconfiture des législatives. La direction des socialistes a donc confié la décision au Conseil national. Habile et « rompu à la chose politique », le 1er secrétaire a «arraché» le «visa» de cette instance, l’une des plus hautes au niveau décisionnel dans l’organigramme de la formation politique. Celle-ci a, en effet, décidé de «confier au Bureau politique le soin d’annoncer la participation au prochain gouvernement». Une simple formalité, certes attendue par les observateurs mais qui allait dévoiler une autre facette du 1er secrétaire. Il va mener, seul, toutes les négociations avec Abbas El Fassi. Il écartera des «ministrables» tous ceux qui l’ont porté au pouvoir et se contentera, lui-même, d’un poste de ministre d’Etat sans portefeuille. C’est la goutte qui a fait déborder le vase socialiste. Un membre du Bureau politique lui aurait crié à la figure lors d’une réunion: «Si c’est le salaire de ministre qui t’intéresse, on peut t’en donner l’équivalent, mais garde ta dignité et refuse les propositions de Abbas El Fassi ». C’est le contraire qu’il a fait. Une décision confirmée aujourd’hui par sa démission et qui ne le cautionne pas pour autant, diront certains de ses pairs au Bureau politique. Parce qu’il reste encore une chose à clarifier : comment le parti en est arrivé là ?En attendant, le Bureau politique doit se réunir aujourd’hui. Une réunion ordinaire que les socialistes tiennent chaque semaine. Elle devrait entériner la démission du 1er secrétaire et les modalités de gestion collégiale du parti. Du moins jusqu’à la tenue du prochain Congrès. Une question cependant : puisque le 1er secrétaire a démissionné, le Bureau politique ne devrait-il pas en faire autant?Jamal Eddine HERRADI

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