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Politique

USFP: La bagarre des chefs

Par L'Economiste | Edition N°:2793 Le 06/06/2008 | Partager

. Trois listes sont en compétition avant le congrès. Pression sur Radi pour démissionner du poste de ministre. Oualalou attend le congrès pour abattre ses cartesLe Conseil national de ce samedi sera décisif pour l’USFP. Il devra se prononcer sur le maintien ou non de la date du prochain congrès, prévu les 13, 14 et 15 juin. Certains sont favorables à un report, ne serait-ce que pour montrer que le parti est dans l’incapacité d’organiser une telle manifestation dans les temps. Mohamed Benyahya, président de la commission préparatoire, ne l’entend pas de cette oreille. Pour lui, tout est prêt, les commissions devaient remettre les derniers rapports, jeudi 5 juin, et la question des congressistes est tranchée. Ils seront 1.365 à Bouznika pour participer au 8e congrès. Il suffit juste de choisir un traiteur et de planter la «khaïma». En fait, les risques de blocage ne viendraient pas des préparatifs. Des militants chargent des amis de Mohamed El Yazghi qui chercheraient à imposer les changements des statuts lors de la séance d’ouverture du congrès. Il s’agira d’introduire la possibilité d’élire les membres du bureau politique par le congrès. Si cette éventualité est retenue, il est fort à parier que la pagaille s’ensuivra. Au moins 200 congressistes voudront prendre la parole. Et il faudra au moins deux jours pour répondre à tout ce monde. D’autres militants proposent de débattre du changement des statuts en commission. ; Effacer l’ardoisePour l’annonce officielle de candidature au poste de premier secrétaire, c’est Abdelwahed Radi qui l’a faite le premier. Dans cette course, Radi souffre d’un handicap: être ministre de la Justice. Ses amis le pressent de démissionner du gouvernement. Pour eux, la fonction de ministre est incompatible avec le titre de premier secrétaire de l’USFP. Dès qu’il est ministre ou Premier ministre, le premier secrétaire doit quitter la tête du parti. Est-ce que Radi va demander à être démis de ses fonctions de ministre de la Justice? A-t-il l’intention de se consacrer aux destinées du parti ou va-t-il jouer le rôle d’une devanture et se satisfaire de sa consécration? L’avenir le dira. A 75 ans, il veut jouir à son «tour» du poste de premier secrétaire, d’une grande valeur symbolique aux yeux des socialistes. Au sein de l’USFP, le nom de Radi évoque un profil particulier: un apparatchik qui s’est toujours imposé par une position d’intermédiation. Il a souvent joué le rôle d’interlocuteur et de messager du parti avec les différentes sphères du pouvoir. C’est du moins ce qui revient dans les bilans que des militants dressent des différents prétendants au bureau politique et au secrétariat général. Certains d’entre eux nourrissent des doutes sur son palmarès comme président de la Chambre des représentants. On lui reproche d’avoir conduit les affaires parlementaires d’une manière équilibriste, sans effort pour dynamiser et moderniser le fonctionnement de la première chambre. Pendant sa présidence, cette chambre s’est enlisée dans la routine et la redondance des questions orales.Il est incontestable que Radi a profité du vide laissé après le départ ou la mise à l’écart de Mohamed El Yazghi en novembre dernier. Cette situation lui a permis de présider plusieurs conseils nationaux. Aux dires des militants qui y ont assisté, Radi avait dirigé ces réunions dans le sens du fair-play en vue d’attirer la sympathie des militants les plus agités du Conseil national. C’est dans ce sens que Radi a effacé l’ardoise du 7 septembre dernier avec la débâcle des législatives et s’est progressivement imposé comme le dernier des sages du parti. Et par ce biais, il a orchestré sa mise sur orbite pour la succession d’El Yazghi. L’autre liste est conduite par Fathallah Oualalou (66 ans). L’ancien ministre des Finances a été pris de court par l’annonce de Radi, et a improvisé une conférence de presse avec ses anciens collaborateurs et quelques militants pour annoncer sa candidature. Il n’a pas fait plus. Il s’est contenté de quelques rencontres régionales qu’il a animées pour exprimer le fond de sa pensée. Mais il attend les congressistes pour voir comment mener sa liste et quels noms choisir. En attendant, certains militants lui reprochent le rythme élevé des privatisations, sans avoir cherché à expliquer leur logique générale à l’opinion publique. Ses envolées au sein de l’hémicycle ont volé en éclats lorsqu’il est devenu ministre. Autre reproche, Oualalou a tendance à travailler en solitaire, avec une faiblesse dans la constitution des équipes soudées. Des militants ne comprennent pas son éloignement des grandes bagarres organisationnelles et cette tendance à cultiver le recours au compromis sous prétexte d’unité du parti.L’autre liste potentielle citée depuis quelques semaines devrait être menée par Habib El Malki, 62 ans. Son bilan au gouvernement et à la tête du CNJA n’a pas été reluisant. On reproche à l’ancien ministre de l’Agriculture et de l’Education nationale de manquer de punch pour faire bousculer le mammouth et de faire preuve de laxisme à l’égard des syndicats de l’enseignement. Aux dernières nouvelles, ses troupes ont rejoint Radi. Pour certains de ses amis, Malki aurait renoncé à la course. En fin manœuvrier, il attend qu’on lui propose le poste de premier secrétaire adjoint sur la liste de Radi. ; Candidature-surpriseLa candidature de Ali Bouâbid, membre du Conseil national, joue les troubles fêtes. Sans avoir de troupes derrière lui, le fils de Si Abderrahim, comme aiment à le surnommer les militants, pourrait profiter de la stature de son père pour compter dans la compétition. Bouâbid risque d’incarner tout seul le rajeunissement du parti dont sont friands de plus en plus de militants. Mais cette candidature-surprise pourrait être interprétée comme une tentative de se positionner sur l’une des deux listes pour entrer dans le prochain bureau politique contre un éventuel retrait. D’anciens militants ne sont pas favorables pour proposer des quadras au poste de premier secrétaire. Pour eux, il faudra attendre le congrès suivant pour pouvoir imposer un jeune à la tête du parti. En tout cas, pour des militants, c’est la composition de la liste qui fera la différence. Les congressistes voteront en fonction d’une équipe et non en faveur de la tête de liste. D’ailleurs, les poids lourds dans les 14 régions ne se sont pas encore prononcés. Mais, dans cette bataille pour le leadership, il n’est pas exclu que des outsiders émergent durant le congrès. Il suffit que 3 ou 4 régions se mettent d’accord pour élire un autre premier secrétaire. M. C.

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