×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 203.440 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 254.995 articles (chiffres relevés le 29/5 sur google analytics)
Politique Internationale

Transplantation sans rejet, une nouvelle piste en exploration

Par L'Economiste | Edition N°:653 Le 06/12/1999 | Partager

· La technique consiste à détruire le système immunitaire du patient qui n'identifie plus l'organe greffé comme un intrus

Bonne nouvelle pour les candidats à une transplantation. Des greffes sans risque de rejet sont désormais possibles. Des médecins britanniques expérimentent actuellement une nouvelle méthode de transplantation qui permet aux patients d'accepter leurs nouveaux organes sans avoir à prendre de médicaments contre les rejets. La technique développée par les chercheurs consiste à détruire le système immunitaire du patient avant la greffe à l'aide d'un médicament spécial. Lorsque les défenses immunitaires se reconstituent naturellement, elles croient que l'organe nouvellement implanté a toujours été là. Elles ne l'identifient donc pas comme un intrus et ne cherchent pas à le détruire. Ainsi, le principal avantage mis en avant pour cette technique est le bas niveau du taux de rejet. Il est passé de 40 à 20% dans les greffes de reins, par exemple. Autre avantage, diminution du nombre d'organes perdus et donc leur disponibilité pour les malades en attente de greffe.
Le problème des transplantations "classiques" réside dans le fait que le système immunitaire identifie l'organe nouvellement greffé comme un corps étranger. Il tente ensuite de le détruire, comme il le ferait avec un microbe avec des conséquences désastreuses pour le patient: c'est le rejet. Pour minimiser ce risque, des médicaments qui affaiblissent le système immunitaire étaient prescrits. Résultat: le patient conserve son organe greffé, mais devient plus vulnérable aux maladies, notamment au cancer. Il y a souvent aussi gain de poids. En tout, le patient ingurgitait 20 pilules par jour. Certaines combattent le système immunitaire, les autres tentent de corriger les problèmes que cela entraîne.

Plusieurs méthodes ont été expérimentées pour remédier à cette situation, mais avec peu de succès. Ainsi, l'équipe du Dr Kim M. Olthoff, de l'Université de Pennsylvanie, avait proposé il y a deux ans une méthode qui repose sur une thérapie génique qui consiste à modifier l'organe transplanté par l'ajout d'un gène. Celui-ci produit une protéine qui empêche les anticorps de s'attaquer au nouvel organe. Toujours aux Etats-Unis, le Dr Thomas Spitzer, de l'Hôpital Général du Massachusetts, à Boston, proposait il y a juste quatre mois de greffer des portions du système immunitaire en plus des organes pour éliminer le risque de rejet tout en supprimant la dépendance des médicaments. Ce chercheur a tenté de créer une situation où le système immunitaire du donneur et du receveur étaient si mêlés que le risque de rejet devenait nul. Mais de toutes ces démarches, la tentative de l'équipe britannique est celle qui rencontre le plus de succès. D'ailleurs, la technique donne de si bons résultats qu'elle pourrait être étendue à toutes les transplantations en Grande-Bretagne dès l'an prochain.

Abdelaziz MEFTAH (Cyberscience)

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc