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    Politique

    Statut avancé
    Maroc-UE: Les négociations pour le printemps

    Par L'Economiste | Edition N°:2697 Le 22/01/2008 | Partager

    . De nouveaux mécanismes pour améliorer le dialogue. Piétinement de l’UMA, principal obstacle à l’intégration LES bâtiments du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération ont abrité, hier, un vaste débat sur la coopération euro-méditerranéenne. Une première aile a vu défiler toute la journée quatre panels d’experts qui ont débattu du statut avancé auquel prétend le Maroc et dont les négociations devront démarrer en mars ou avril prochain. Tandis qu’une autre aile a reçu, dans la matinée, les ministres des Affaires étrangères de l’Algérie, de la Tunisie, de la Libye et de la Mauritanie, ainsi que leurs homologues italien, espagnol, français, portugais et Maltais. Cette réunion, présidée par le ministre marocain délégué aux Affaires étrangères, Taïeb Fassi Firhi, a accueilli pour la première fois, en qualité d’observateurs, le secrétaire général de l’UMA et la Commissaire européenne aux Relations extérieures et à la politique européenne de voisinage (PEV), Mme Benita Ferrero.La rencontre, organisée sous le thème «Le dialogue en Méditerranée occidentale au service des partenaires méditerranéens: consolidation de l’intégration régionale et promotion de la coopération renforcée», relance officiellement la coopération 5/5.. Ressusciter l’UMA Affiché comme le plus heureux des couples, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, et son homologue marocain ont annoncé avec «une très grande satisfaction» leur coprésidence au partenariat 5/5. Après la première rencontre tenue à Lisbonne en 2001, cette 6e réunion marque ainsi la renaissance d’un partenariat qui avait été jeté aux oubliettes, mais qui semble avoir été ressuscité par l’annonce du projet français d’une Union méditerranéenne. La délégation marocaine a précisé qu’il était important que tous les pays européens prennent part «au financement et au suivi» du projet, afin d’optimiser les chances des pays du Sud et du Maghreb de rendre effective leur intégration régionale. «Toutes les délégations ont exprimé leur regret quant au piétinement de l’UMA», a souligné le ministre espagnol des Affaires étrangères, avant d’ajouter que «le coût du non-Maghreb était trop élevé pour nous tous». Ce dernier a expliqué, lors de cette conférence de presse, que «l’Union méditerranéenne ne pourrait exister sans avoir uni avant l’Europe et le continent africain». . Prédominance des questions sécuritaires Les délégations ont ainsi évoqué la nécessaire collaboration entre les pays, malgré les différends de chacun, pour assurer à la région du Maghreb de meilleures chances de collaboration avec l’Union européenne. «Nous avons largement discuté de la question de l’intégration maghrébine pour une coopération plus fructueuse entre les 5. Nous réfléchissons à élaborer de nouveaux mécanismes pour rendre plus efficace ce dialogue», a confirmé le MAE marocain. Cette réunion a relancé le débat sur la surdimensionnalisation des questions sécuritaires, aux dépens des questions de développement. Les ministres des Affaires étrangères ont discuté pendant plus de deux heures de l’urgence de relancer ce partenariat, en insistant sur les questions majeures de terrorisme et de migration. A cet égard, le ministre marocain des Affaires étrangères a annoncé d’emblée que la prochaine réunion des ministres du 5/5 se tiendrait à Nouakchott, tristement célèbre, suite aux récents événements qui ont provoqué l’annulation du Rallye Dakar.Avare en déclarations, les questions dans la salle furent limitées. A la question du règlement du litige du Sahara, la délégation marocaine a soigneusement évité tout commentaire, se contentant de réaffirmer la volonté du Maroc «de construire un destin commun avec tous ses partenaires du Maghreb». Sur la polémique du traitement de la question migratoire, Taïeb Fassi Firhi a rappelé que la «question migratoire portait préjudice à tous, et pas seulement aux pays européens». Il a assuré que la question avait été étudiée de manière transparente. Sur la même problématique de la gestion des flux migratoires, son homologue espagnol a réaffirmé, à plusieurs reprises, que «ce que l’Espagne promet, elle le fait». Aucune précision n’a été donnée sur les moyens qui allaient être employés, à savoir si le ton allait se durcir à l’image des politiques migratoires européennes ou si une dimension plus humaine allait dominer le traitement de la question.Najlae NAAOUMI

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