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    Politique

    Sommet arabe
    Maroc/Algérie: La réconciliation?

    Par L'Economiste | Edition N°:1984 Le 23/03/2005 | Partager

    . Pour la 1re fois depuis 14 ans, un Souverain marocain se rend en Algérie. Entretiens avec Bouteflika sur le Sahara et la réouverture des frontières. Treize chefs d’Etat et 9 hauts responsables arabes au Sommet d’AlgerPour la première fois depuis 14 ans, un monarque marocain se rend en Algérie. SM le Roi Mohammed VI est arrivé le 21 mars à Alger pour prendre part au Sommet arabe qui devait s’y dérouler les 22 et 23 mars. Il s’agit également de la première visite du Souverain en Algérie depuis son intronisation. Par ce geste, le Maroc affirme sa volonté de renouer les contacts rompus, depuis 1994, avec son voisin sur des bases saines. Par ailleurs, SM le Roi devait rencontrer le président Abdelaziz Bouteflika, en tête à tête, en marge du Sommet. Seraient-ce les prémisses d’un dégel? En tout cas, les deux chefs d’Etat sont contraints aujourd’hui de trouver un terrain d’entente pour la bonne marche de l’Union du Maghreb arabe (UMA) mais aussi et surtout pour la stabilité de la région. Ainsi, les entretiens entre le Souverain et Bouteflika porteront inévitablement sur le dossier épineux du Sahara, principale pomme de discorde entre Alger et Rabat. Les pressions internationales se font de plus en plus fortes surtout du côté des médiateurs franco-espagnols et de Washington. Pour rappel, le Maroc, dans un mémorandum adressé le 24 septembre à Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, a accusé l’Algérie de soutenir le Polisario dans sa tentative de mettre la main sur le Sahara.Autre sujet à l’ordre du jour, la réouverture des frontières. Les analystes s’attendent à l’annonce de cette décision à l’issue de ce minisommet maroco-algérien. Faute de quoi, la lutte contre les infiltrations islamistes, l’immigration clandestine et les trafics de drogue et de cigarettes continueraient à prospérer. L’ouverture des frontières permettra, également, d’activer les différents accords conclus entre le Maroc et les autres pays arabes (Tunisie, Egypte, Jordanie, Arabie saoudite…). Concernant les visas, le Royaume a déjà fait le premier pas et il ne reste que l’accord algérien. En effet, le Maroc a décidé, le 30 juillet 2004 de supprimer les visas d’entrée pour les citoyens algériens, en vigueur depuis 1994, suite à l’attentat de l’hôtel Asni à Marrakech.. Volonté de renouerDe son côté, la presse algérienne a souligné l’opportunité de la rencontre Mohammed VI/Bouteflika. Le quotidien Al watan, dans sa livraison du 22 mars, a applaudi cette initiative pour trouver une solution pour les problèmes bilatéraux. Toutefois, il a critiqué la décision du Maroc d’avoir «accordé vendredi 18 mars son feu vert pour le retour au Royaume de l’ancien ministre de l’Intérieur Driss Basri, privé de passeport depuis 2004 et installé à Paris. (…) C’était un signal fort en direction d’Alger. Basri n’a cessé, les derniers mois, d’émettre des prises de position publiques, notamment sur la question du Sahara-Occidental». Et d’ajouter que «en tout cas, les pressions de Washington et de l’Europe ne cessent de s’accentuer pour voir deux Etats locomotives au Maghreb se rapprocher davantage».De son côté, la Tribune (algérienne), relève que la visite du Souverain «dénote déjà de la volonté du Maroc de renouer avec l’Algérie». Il a poursuivi: «Sur le plan bilatéral, les regards seront focalisés sur la rencontre Mohammed VI-Bouteflika à l’issue de laquelle il est espéré une normalisation des relations entre les deux pays. Dans ce sens, un arrangement doit être trouvé concernant la question du Sahara occidental». A noter qu’un sommet informel entre les chefs d’Etats de l’UMA n’est pas à exclure. C’est une occasion de se réunir tous ensemble, alors qu’ils ont été incapables de se retrouver depuis plus de 10 ans dans le cadre d’un sommet maghrébin et de fixer la date du prochain sommet qui devrait, en principe, avoir lieu à Tripoli.


    «Nul n’a le droit de nous dicter notre conduite»

    Les chefs d’Etat et souverains arabes ont entamé hier un sommet de deux jours à Alger, dominé par une réactivation de l’offre de paix à Israël, le soutien à l’Irak et les réformes politiques dans le monde arabe.En effet, 13 chefs d’Etat et 9 hauts responsables des 22 pays membres de la Ligue arabe étaient au total réunis au palais des Nations au Club des Pins sur le littoral ouest d’Alger, pour ce 17e sommet arabe ordinaire. Ils ont d’ailleurs entériné à l’unanimité les 16 résolutions adoptées par les ministres arabes des Affaires étrangères, notamment un projet de résolution jordanien appelant à réactiver le plan de paix adopté par le sommet de Beyrouth en 2002. Par ailleurs, le discours du Souverain a rappelé les nombreux efforts que les pays arabes ont encore à fournir dans le contexte «porteur de tous les périls» dans lequel se tient ce Sommet. Concernant «la réforme endogène», SM le Roi a estimé qu’elle est «une affaire interne par principe, qui doit se décliner en fonction des particularités de chaque pays». Le Souverain a réaffirmé la position immuable du Maroc à ce sujet, à savoir que, si le Maroc s’interdit de s’ériger en donneur de leçons à ce propos, il refuse aussi d’en recevoir de quiconque. «Qu’il soit des nôtres ou d’ailleurs, nul n’a le droit de nous dicter notre conduite en la matière», a affirmé SM le Roi. Nadia DREF

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