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Economie

Sécurité sanitaireNormes HACCP: L'UE durcit le contrôle

Par L'Economiste | Edition N°:1828 Le 09/08/2004 | Partager

. Ue réglementation plus corsée entre en vigueur le 1er janvier 2006. Et les exportateurs ont peu de temps pour s'y préparer. La filière remonte jusqu'aux agriculteurs dépassés par les faitsLes mailles du marché européen se resserrent. En effet, dès le 1er janvier 2006, les exportateurs marocains de produits agroalimentaires destinés à l'UE seront confrontés à une nouvelle exigence. «Les exploitants du secteur doivent avoir un système de gestion de qualité qui couvre toute la chaîne de production alimentaire, y compris la production primaire», indique Adelhak Bennani, directeur de la Ficopam. Explicitement, tout exportateur doit mettre en place, appliquer et maintenir une ou plusieurs procédures permanentes fondées sur le principe du HACCP(1), qui certifie que les producteurs travaillent dans des conditions de sécurité sanitaire afin d'obtenir au bout de la chaîne des produits de bonne qualité. Selon Bennani, on demande aux producteurs de prendre un ensemble de mesures strictes au niveau des produits, des personnes qui travaillent au sein de l'usine et des locaux afin de garantir un produit final hygiénique à la sortie. Il s'agit d'un apport spécifique du règlement européen numéro 852/2004, publié au Journal officiel le 29 avril 2004 et qui met en place de nouvelles dispositions relatives à l'hygiène des denrées alimentaires. L'objectif est de garantir la sûreté alimentaire des produits destinés au consommateur européen. Ainsi, outre la traçabilité, applicable pour le même secteur à partir du 1er janvier 2005, un système de gestion de qualité comme le HACCP devient l'autre visa exigé par la communauté européenne pour admettre les produits alimentaires sur son territoire. Toutefois, implanter le système HACCP, le faire fonctionner un minimum de temps et avoir la certification qu'il est bien installé, suppose en moyenne une durée de 18 mois. «Ceci est vrai pour une entreprise bien organisée. Pour les autres, je dirais qu'il faut au moins 20 ans», souligne Bennani. Or, la question qui se pose aujourd'hui est de savoir quand les produits marocains seront-ils conformes, sachant qu'il reste seulement 16 mois pour l'entrée en vigueur de ce nouveau règlement? Et pour la traçabilité, le temps se réduit à peau de chagrin. En effet, déjà aujourd'hui, c'est-à-dire 6 mois avant l'application de la loi sur la traçabilité «l'UE, pour ne pas avoir de surprises, demande aux exportateurs des certificats attestant que le système est déjà installé», explique le directeur de la Ficopam. Il en ira de même pour le système de gestion de qualité, ce qui rend encore la tâche plus rude pour les exportateurs marocains. Pis encore, «il semble que la majorité des entreprises marocaines ne soit pas consciente de la gravité du problème», affirme Bennani. Il faut toutefois noter que les textes n'obligent pas uniquement les entreprises industrielles à avoir un système de gestion de qualité, cela remonte plus loin. En effet, le HACCP stipule que pour assurer la qualité au niveau de l'entreprise, il faut que le produit qui rentre dans l'usine soit lui aussi de qualité. Donc, le même système de gestion de qualité doit être appliqué également au niveau des agriculteurs. «Ce qui relève de l'utopie», révèle Bennani. «Si les agriculteurs ont du mal à instaurer la traçabilité, comment y parviendraient-ils pour le HACCP?» ajoute-t-il. Cependant, aussi contraignantes soient-elles pour les exportateurs marocains, les dispositions édictées par ce règlement sont indispensables à toute exportation vers le marché européen. Pour exemple, le cas de la conserve végétale, dont 77% des exportations s'acheminent vers l'UE. C'est dire l'impact que cela peut induire chez les exportateurs, lorsque, à compter du 1er janvier 2006, ils se verront interdire l'accès de leurs produits sur le marché européen par manque ou défaut d'un système de gestion de qualité. Bref, l'enjeu est de taille puisque c'est l'existence même de ces entreprises qui en dépend.


Financement

L'installation d'un tel système suppose des besoins de financement importants. Or, les exportateurs n'y arriveront pas par leurs propres moyens. C'est un travail qui ne peut aboutir sans l'assistance des organismes de tutelle, notamment celle des pouvoirs publics. Par ailleurs, se doter d'un système de gestion de qualité est l'un des aspects de la mise à niveau. Et les fonds destinés à aider les entreprises dans leur mise à niveau sont multiples. Or, difficile d'y accéder en raison de la multitude des garanties exigées. En témoignent les résultats obtenus jusqu'à présent, que le directeur de la Ficopam qualifie de très maigres. «Au maximum, 20% des entreprises se sont mises à niveau. Le reste devra mettre les bouchées doubles pour rester dans la course», affirme Bennani.Meryeme MOUJAB---------------------------------(1) Le système des points de contrôle critique pour l'analyse des risques (HACCP) est un programme largement accepté pour la gestion de la sécurité sanitaire des aliments.

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