×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

Sahara: Washington prône la neutralité

Par L'Economiste | Edition N°:1609 Le 25/09/2003 | Partager

. Bush ne veut pas imposer un règlement. Un retour en force de la diplomatie marocaine «Le revirement» des Etats-Unis sur la question du Sahara constitue une victoire diplomatique pour le Maroc. En assurant au Royaume mardi 23 septembre “qu'aucun règlement ne lui sera imposé de l'extérieur”, l'administration Bush désamorce la crise qu'avait suscitée sa sortie tapageuse sur ce conflit en juillet dernier. Ce mois-là, son ambassadeur à l'ONU, Negroponte, avait présenté un projet de résolution obligeant les parties concernées à adopter le plan de règlement onusien. Les milieux marocains étaient pris de court par cette mauvaise surprise émanant d'un pays avec qui la coopération était “irréprochable”.Le retour américain à la “neutralité” a été annoncé dans un entretien entre SM le Roi et le Président G.W. Bush en marge des travaux de l'Assemblée générale de l'ONU. Le Président américain a dit être conscient de la sensibilité du dossier pour le Maroc. Qu'est-ce qui a amené les Etats-Unis à faire marche arrière? Deux faits majeurs peuvent justifier ce changement:- Un: le Maroc recouvre sa position de modérateur dans le conflit au Proche-Orient. La visite récente du chef de la diplomatie israélien, Sylvain Shalom et de celle d'Abou Mazen est conçue comme un signal fort pour la réimplication du Maroc. La réouverture du bureau de liaison israélien serait même en examen. Pour gérer les relations avec les USA, l'appui de Tel Aviv et par ricochet, du lobby juif américain (AIPAC), pourrait être d'une grande utilité. Ce qui prouve que le Maroc tirera certainement les dividendes de son action sur le plan régional.- Deux: l'imposition américaine de juillet dernier a eu l'avantage de booster la machine diplomatique. Tout le monde s'est mis au travail et les canaux de dialogue se sont multipliés. A citer à ce niveau la tournée, très médiatisée, qu'entame actuellement un groupe de Sahraouis acquis à la cause marocaine en Europe pour attirer l'attention sur les inconvénients du plan de règlement de James Baker. Pour l'instant, la “détermination” du Maroc à sauvegarder ses provinces du sud semble vaincre les positions les plus récalcitrantes. A citer à ce sujet le revirement spectaculaire de l'organisation France Libertés, dirigée par l'ancienne première dame de l'Elysée, Françoise Mitterrand, pourtant connue pour son soutien démesuré au Polisario. Le “retour à la raison” de cette organisation, suite à une enquête dans les camps, a eu l'effet d'une surprise. Cela offre, de plus, une piste de travail pour la diplomatie marocaine, celle des violations des droits des prisonniers. Le Maroc à tout à gagner en jouant cette carte. Il est vrai que le Royaume est en train de gagner des points. Mais il ne doit pas dormir sur ses lauriers. Les nouveaux équilibres de l'après-11 septembre sont loin d'être cernés. Les intérêts américains sont liés aux programmes de privatisation du gaz et du pétrole algériens. Sans oublier que les responsables algériens ont la même position hostile vis-à-vis du Maroc et ils sont de surcroît très actifs. Abdelaziz Bouteflika, qui a visité les USA à plusieurs reprises, est actuellement à New York pour participer aux travaux de l'ONU et il tentera certainement de faire tourner la balance à son profit. Pour Miloud Belqadi, professeur universitaire, le Président algérien ne sera pas vraiment à l'aise dans cette mission à cause des élections présidentielles qui se profilent en Algérie et où il n'est pas dans une situation confortable. Le retour des USA à la neutralité n'est pas un fait nouveau pour Belqadi. Car la politique américaine a été toujours caractérisée par “les contradictions et la polémique”. La politique du oui et du non en même temps a, selon ce professeur, été utilisée dans le dossier conflictuel du Proche-Orient: oui à un Etat palestinien et non à Yasser Arafat, pourtant élu par son peuple. Pour la partie marocaine, ce qui est vraiment attendu, c'est la date fatidique du 31 octobre, où le mandat de la Minurso devra prendre fin. Le plan Baker sera rediscuté. Le Maroc devra redoubler d'énergie pour défendre sa position, sachant que le mandat de la mission onusienne ne pourra pas être reconduit indéfiniment.En tout cas, la question de la souveraineté sur le Sahara n'accepte aucun marchandage. SM le Roi l'a réaffirmé à l'ONU où il s'est prononcé pour “une solution politique réaliste et définitive dans le cadre d'une coopération avec les instances onusiennes”. A rappeler que le Souverain s'était entretenu en privé avec le Président Jacques Chirac, avant de s'envoler pour New York. “Le Maroc a fait le choix stratégique de la construction du Maghreb arabe en tant qu'espace pour la promotion de la paix et du développement de ses pays membres, loin de toute velléité de balkanisation et dans le plein respect des éléments constitutifs de chacun des Etats qui le composent”, avait affirmé SM le Roi à l'ONU.Sur un autre sujet, la lutte contre le terrorisme ne doit pas éluder les autres batailles pour le développement. SM le Roi , qui a prononcé son discours au nom du G77+la Chine, a tenu à recentrer la stratégie africaine représentée par le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) sur son action de base. Nadia LAMLILI

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc