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Economie

Réserves obligatoires
Une baisse du taux pas encore suffisante

Par L'Economiste | Edition N°:2689 Le 09/01/2008 | Partager

. Nouvelle mesure allégeant la trésorerie des banques. 52,6 milliards de DH au lieu de 57,9 auparavant Depuis le 1er janvier, le taux de la réserve obligatoire des banques est passé à 15% au lieu de 16,5% précédemment. Cette mesure prise suite à la réunion du Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) en décembre dernier, devrait réjouir les banquiers. Pour certains, la mesure représente «un signal fort pour alléger les coûts des établissements de crédit», pour d’autres, «elle permettra d’atténuer la charge que cet instrument (réserve obligatoire) fait peser sur le système bancaire». Pour la Banque centrale, cette révision du taux est un moyen comme un autre pour diminuer sa propre pression et aussi permettre de dégager des liquidités pour les autres banques. Une méthode que les professionnels jugent beaucoup plus adéquate. Il faut néanmoins rappeler que les réserves obligatoires sont des réserves financières que les banques et autres établissements financiers doivent déposer auprès de BAM. Leurs montants, rémunérés à 0,75%, sont calculés comme un pourcentage de leurs encours de dépôts. Entre décembre 2006 et décembre 2007, les réserves obligatoires des banques ont augmenté de 16,6 milliards de DH. Cela intervient suite à l’accroissement des dépôts et à l’assujettissement du CIH, de la CDG et du Crédit agricole du Maroc. Ainsi, l’assèchement des liquidités a exercé une pression à la hausse sur le taux interbancaire. Les banques ont dû faire appel massivement aux avances de BAM. Celles-ci se sont soldées par une injection en octobre de 14,5 milliards de DH en moyenne des fins de semaine.L’impact de cette mesure est néanmoins non négligeable. Depuis son entrée en vigueur, les réserves obligatoires des banques sont passées de 57,9 à 52,6 milliards de DH. Cela a causé la baisse du recours aux avances de BAM en volumétrie. Après avoir atteint un pic de 15 milliards de DH durant la deuxième semaine de décembre, elles se sont stabilisées à 4 milliards de DH à la même période. Ce qui a fait que la pression sur les taux s’est légèrement estompée. Toutefois, cette baisse constitue une déception pour les banquiers. Ceux-ci tablaient sur un taux de 10%. «C’est déjà un premier pas et une action très pertinente mais pas encore suffisante», indique-t-on. La raison est claire: les banques continueront à faire appel aux avances de BAM pour combler leur déficit de trésorerie. Celui-ci est appelé à augmenter avec l’expansion continue des crédits à l’économie. La pratique dans la zone euro est tout autre. Les réserves obligatoires sont calculées sur la base des dépôts, de titres de créance et instruments du marché monétaire, dont les échéances sont inférieures à deux ans. Ainsi, le taux de réserve obligatoire est de 2%. Les autorités monétaires peuvent faire varier le taux de réserves obligatoires en fonction de leur volonté à limiter l’expansion du crédit.


Mode d’emploi

La réserve obligatoire constitue 15% de la moyenne des exigibilités des banques libellées en DH (les exigibilités libellées en DH convertibles ne sont pas prises en compte). Ce taux n’est qu’un minimum requis. La réserve obligatoire est constituée mensuellement, cette période, appelée d’observation, court du 21 de chaque mois au 20 du mois suivant. M.A.B.

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