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Repères Politiques

Par L'Economiste | Edition N°:379 Le 16/11/1998 | Partager

· CDT-Fonction publique
Le Confédération Démocratique du Travail (CDT) organisera le 21 novembre à Rabat un colloque sur la fonction publique. La CDT recrute une bonne partie de ses troupes dans la Fonction publique et veut être écoutée sur les projets de réformes du gouvernement dans ce domaine.

· Russie, nouvelle crise
Le moratoire de la dette des banques russes vis-à-vis de leurs créanciers étrangers s'est achevé samedi 14 novembre alors que rien n'est réglé. Le moratoire avait été décidé pour 90 jours, en août dernier, lors de la dévaluation du Rouble. La dette est de 30 milliards de Dollars et le gouvernement n'a pris aucune décision quant à la marche à suivre à la fin du délai. Les banques s'attendent à de profonds désordres pour aujourd'hui lundi.

· Asie-Pacifique: Echec sur le commerce
La grande réunion du Forum économique de l'Asie et du Pacifique, l'APEC, créée en 1989, a échoué dimanche 15 novembre sur la libéralisation du commerce. Les pays bordant l'Océan Pacifique voulaient lancer un processus de libéralisation pour neuf secteurs-clefs de leur commerce. Le Japon a bloqué les discussions sur le plan technique, tandis que le président américain a renoncé à son voyage à cause de la tension montante avec l'Irak. Le dossier de la libéralisation devra donc être porté devant l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Les deux secteurs les plus sensibles pour le Japon sont la pêche et les produits forestiers (le Parti Libéral-Démocrate au pouvoir à Tokyo a son soutien électoral dans le monde rural). En outre, le Japon voudrait que l'APEC réserve ses forces aux solutions à apporter à la crise plutôt que de discuter de commerce. Les autres secteurs, moins sensibles, sont la chimie, l'énergie, les produits liés à l'environnement, la bijouterie, les jouets, les équipements médicaux et les télécommunications.

· Malaisie: Répression et marquage
La police malaysienne a décidé d'employer hier la fermeté contre les étudiants manifestant dans les rues de la capitale, Kuala Lumpur. Les manifestants réclament le départ du Premier ministre, M. Mahatir, au pouvoir depuis 17 ans, ce qui en fait le dirigeant asiatique resté le plus longtemps au pouvoir en Asie. Rappelons que ce qui a mis le feu aux poudres est l'arrestation pour le procès du dauphin de M. Mahatir, Anwar Ibrahim. Ce dernier, ancien vice-Premier ministre et ministre de l'Economie et des Finances, a été arrêté en septembre et accusé de sodomie et de corruption. Le désaccord entre les deux hommes porte sur les solutions à apporter à la crise économique qui a sévèrement touché la Malaisie. Jusqu'à présent, l'opposition au gouvernement Mahatir ne s'exprimait pas, c'est le désaccord qui lui a donné l'occasion de la faire. Vendredi, la police a réprimé violemment les manifestants, mais samedi elle s'était montrée plus clémente, mais en les arrosant de liquide jaune, de manière à pouvoir retrouver les contestataires par la suite. Les manifestations ont une haute valeur symbolique: elles se déroulent au pied du plus haut immeuble du monde, les Tours Petronas

· Elections au Burkina
Les 4 millions d'électeurs que compte le Burkina Fasso ont été appelés hier aux urnes pour l'élection présidentielle. Les partis d'opposition ont appelé au boycott des élections.

· Le Pr Dilami observateur au Burkina
Le Pr Abdelmounaïm Dilami, administrateur-directeur général de l'Economiste, fait partie des observateurs internationaux pour les élections burkinabées. Il y a été envoyé par l'Agence de Coopération Technique dépendant de la Francophonie.


Irak-Nations Unies-USA: Toujours sur le qui-vive


Le Conseil de Sécurité devait se réunir à New York hier au soir (à partir de 20h, heure marocaine) pour examiner le revirement de M. Saddam Hussein dans le conflit qui l'oppose aux Nations Unies et plus particulièrement aux Etats-Unis.
Ces derniers et leur allié britannique se tenaient prêts dans la nuit du samedi à dimanche à commencer des bombardements sur l'Irak. Mais l'Arabie Saoudite a fait savoir qu'elle ne permettrait pas d'utiliser ses bases aériennes pour ces bombardements. Les Etats-Unis de Bill Clinton et la Grande-Bretagne de Tony Blair n'ont pas modifié leurs dispositifs militaires après la reddition diplomatique de Bagdad. Cette reddition a été faite auprès de M. Kofi Annan, le secrétaire général de l'ONU, samedi, quelques heures donc avant le début programmé des frappes. L'Irak a précisé par la suite qu'il s'agissait d'une reddition sans conditions, en particulier sans les conditions de levée d'embargo qui figuraient dans sa stratégie de rupture avec les inspections de l'ONU et de l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique.
A son peuple, M. Saddam Hussein a expliqué que la rupture puis son changement d'attitude étaient une stratégie pour rompre le front des alliés contre l'Irak. Selon un reportage de l'AFP à Bagdad, la spéculation sur le Dollar a repris de plus belle dans la journée d'hier: les irakiens achètent des Dollars plus cher encore qu'avant le recul de leur président. Selon ce même reportage, les habitants de Bagdad espèrent que l'embargo va être levé après les tensions de la semaine dernière.
Pour sa part, le Maroc "souhaite qu'il n'y ait pas d'escalade dans la crise qui oppose l'Irak et les Nations Unies", a indiqué M. Khalid Alioua, porte-parole du gouvernement. Le fait que M. Alioua parle de crise entre l'Irak et les NU, au lieu d'entre l'Irak et les Etats-Unis, marque déjà le camp dans lequel a décidé de se situer le Maroc, et ce n'est pas aux côtés de M. Saddam Hussein. M. Alioua a néanmoins "déploré la situation dans laquelle se trouve le peuple irakien du fait de l'embargo". Il a regretté "les lenteurs" dans la levée de l'embargo. Le Maroc n'est donc pas non plus dans le camp des faucons. Parallèlement, le Comité mixte maroco-irakien, qui s'est tenu la semaine dernière entre les hommes d'affaires, n'a pas permis de solutionner le problème des créances marocaines sur l'Irak en souffrance depuis la Guerre du Golfe.

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