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    Regard sur l'actualité

    Par L'Economiste | Edition N°:40 Le 30/07/1992 | Partager

    La nature et les équipements

    LES équipements annoncés ou inaugurés par Sa Majesté Le Roi dans la région Centre-Sud rappellent l'importance des sites et des équilibres naturels dans le développement.
    La petite ville d'Ifrane est un cadre idyllique pour les études. A l'Université Al Akhawayn, enseignants et étudiants ne seront pas perturbés par l'agitation des grands centres urbains.
    Les campus américains ont servi d'exemple. Les sciences, la culture et même la spiritualité trouveront leur épanouissement.
    Les équipements annoncés par Sa Majesté Le Roi pour Meknès montrent l'importance des équilibres écologiques. Un barrage sera réalisé sur l'Oued Boufekrane (pour ses eaux il y avait eu des martyrs sous le protectorat). Des terrains seront libérés pour que la ville "respire à pleins poumons", selon l'expression du Souverain, qui au passage exhorte à l'inscription sur les listes électorales, à la participation. "La démocratie, en tant que vertu du peuple, constitue le paramètre du niveau des peuples, ceux-ci, par leur participation, sont appelés a prouver qu'ils méritent cette démocratie".

    Pablo Escobar s'évade

    C'EST l'un des hommes les plus riches du monde. Sa fortune est évaluée entre 4 et 5 milliards de Dollars. Pablo Escobar, chef du clan de Medellin, s'est évadé de sa prison colombienne. Pourtant, il y était entré de son plein gré il y a un an, et y disposait d'un bureau avec fax d'où il diffusait des communiqués de presse, d'une salle de bain, de tableaux, de tapis, et d'un terrain de football pour se détendre. Sa seule exigence était qu'il ne soit pas livré aux USA, à qui il livrait, lui même, de la cocaïne par quintaux. Il avait obtenu du gouvernement colombien cette faveur, et avait même promis d'aider au remboursement de la dette publique. Pablo Escobar cherchait à expier ses fautes, se refaire une virginité. Lui qui était tenu pour responsable d'un bon millier d'assassinats, n'encourait qu'une peine de prison -dorée- de 8 ans maximum. Celui qui se fait appeler El doctor regrettera que la bourgeoisie colombienne l'ait rejeté. Aussi, il cultive à son encontre une haine tenace. Il a créé un mouvement social, civique, financé des logements sociaux et des équipements sportifs. Dans la tradition de Robin des Bois et de Pancho Villa, il vole et drogue les riches pour redistribuer aux pauvres. Pablo Escobar s'évade et reprend toutes ses activités. Le chef de l'Etat Colombien n'a pu que lui lancer un appel pour réintégrer sa prison.

    L'Algérie anti-F.M.I.

    L'ALGERIE revient à ses positions les plus dures, se recentre en matière d'économie du moins. Le Premier Ministre, Belaïd Abdeslam annonce qu'il rejette les solutions prônées par le F.M.I. et la Banque Mondiale, pour que les pays en développement ajustent et structurent leur économie. En dépit des promesses du F.M.I., pour mobiliser 800 millions de Dollars pour l'Algérie, Belaïd Abdeslam annonce le "nationalisme économique" à la mode dans les années 60-70. Le commerce extérieur ne sera pas libéré (Quid de l'UMA). Au contraire, les importations seront réduites, et la production locale protégée. Belaïd évoque le protectionnisme européen, américain et japonais. Celui des "pays faibles" devient légitime. Pour sortir du "piège" de la dette extérieure (26 milliards de Dollars, et 9 pour son service), il compte sur la mobilisation des "ressources internes". Quant à la dévaluation du Dinar, il n'en voit pas l'utilité. Pourtant, au marché noir, il perd 5 ou 6 fois sa valeur officielle. Son assurance est sans doute due à sa foi dans les hydrocarbures, "richesse nationale", qui constituent 96% des exportations. Les propositions de participations des compagnies étrangères, qui devaient apporter un nouveau souffle au secteur, sont jugées minorées. Finalement, Belaïd Abdeslam se défend de toute "approche idéologique" qu'il attribue aux institutions financières internationales.

    Décès de l'économiste Pierre Uri

    PIERRE Uri, décédé il y a quelques jours, était un nom, une référence académique en matière d'économie. Il avait su mêler l'action à la reflexion, ce dont rêvent tous les intellectuels. Avec Jean Monnet, il avait contribué au traité de Paris, qui avait créé la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier, en 1951, qu'il avait dirigée. La CECA était le premier jalon du Marché Commun, dont Pierre Uri était considéré comme l'un des pères fondateurs. Homme de "gauche" il était responsable de la commission fiscalité quand Mitterand est arrivé au pouvoir en 1981. Un domaine qu'il appréciait depuis qu'il avait rédigé une thèse intitulée "vers une définition fiscale du bénéfice". Il était venu à l'économie après une agrégation de philosophie. Ce qui lui avait laissé le goût, peu fréquent chez nos économistes, du débat et de la dialectique, et beaucoup de culture. Il avait écrit sur le développement dans "Aider le tiers monde à se nourrir lui-même".

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