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Regard sur l'actualité

Par L'Economiste | Edition N°:22 Le 26/03/1992 | Partager

L'armée de la CEI cherche un autofinancement

Le 4° sommet des Chefs d'Etat de la CEI, le 20 Mars, à Kiev n'a pas résolu le différend qui oppose les Etats de la Communauté sur l'héritage de l'arsenal militaire de l'ex-URSS. Aucun budget n'a été fixé. Alors que l'armée a perdu ses idéaux patriotiques, sa doctrine militaire, ses emblèmes, les officiers supérieurs, habitués pendant des décennies aux privilèges socialistes, cherchent des autofinancements. Des commandants de la fameuse marine de la Mer Noire avaient constitué une société commerciale pour vendre la flotte, et un corps d'armée aurait cédé ses armes à des guérilleros d'Azerbaïdjans. Avec tous les conflits ethniques en filigrane de la décomposition de l'ex-URSS, ce dernier commerce peut devenir juteux pour des officiers dont la moyenne d'âge est de 32 ans. Le risque de voir ceux qui maîtrisent l'atome, aller, avec "armes" et bagages, offrir leurs services à l'étranger persiste par ailleurs. C'est pourquoi les Etats Unis incitent à la destruction des armes stratégiques. Or, cette destruction est encore un motif de discorde pour les Etats de la CEI: le Kazakhstan et l'Ukraine s'étaient engagés à déclunéariser leurs territoires d'ici Juillet. Ils n'ont pas commencé à rapatrier les armes nucléaires à la Russie qui devait, d'après les accords de Décembre d'Alma Ata, les centraliser. Au Sommet de Kiev, l'Ukraine s'oppose même au contrôle Russe sur la destruction alors que Kazakhstan, refuse désormais la destruction "pour participer à la négociation comme la Russie ou les Etats Unis".

France: Désaveu des "PDG"

Les partis de gouvernement, ceux que les politologues français appellent ironiquement les "PDG" ont été désavoués par l'électorat, aux élections régionales du 22 Mars.
Le taux d'abstentionnisme, plus faible que ce qui était attendu, montre non un désintérêt de la politique, mais la condamnation du Parti Socialiste qui gouverne et de la droite libérale, regroupée dans l'UPE, qui recueille pour son opposition 33% des voix, soit le moins mauvais score. Le PS de M. Mitterrand n'en recueille que 18%.
Les voix qui ont déserté les partis de gouvernement se sont portées sur les partis de protestation. Le Front National, de M. Le Pen, dit "extrémiste" et donc marginal, n'en est pas moins la référence politique française, en fonction de laquelle les partis se positionnent.
Il recueille 3,5 millions de voix, un peu moins que le PS au pouvoir.
Ceux que M. Le Pen effraye par ses idées xénophobes ou fascisantes vont vers les partis écologiques, à l'image plus "propre". Mais les Verts et la Génération Ecologique avec 7% de voix chacun, participent aux divisions électorales, aux jeux de pouvoir.
La désaffection pour les grands partis, autant que le mode de scrutin proportionnel ont créé un véritable puzzle politique qui présage de la carte politique qui sortira des législatives de 93. Les alliances pour constituer des majorités s'annoncent surprenantes.

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