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Regard sur l'actualité

Par L'Economiste | Edition N°:168 Le 23/02/1995 | Partager

Les impôts et la sécheresse

L'économiste a annoncé la semaine dernière la préparation d'un plan à long terme pour lutter contre les effets de la sécheresse, outre les mesures immédiates de cette année, pour lesquelles des déports d'enveloppes budgétaires étaient étudiés. Pour la partie à long terme, étaient annoncées les deux options possibles de financement stable: réserver une partie des recettes fiscales existantes ou bien créer des recettes additionnelles, en augmentant d'un point le taux d'impôts existants. Ces informations ont suscité un communiqué de l'agence MAP, qui citait "une source proche du Premier ministre" pour indiquer "qu'il n'a jamais été question d'augmenter la charge fiscale dans cette perspective" où le terme "perspective" renvoie aux mesures immédiates. Ce communiqué ne constitue pas un démenti dans les formes juridiques normales (L'Economiste n'a toujours pas reçu de courrier dans ce sens) mais il jette le doute sur le programme anti-sécheresse par le biais de sa crédibilité financière.
Par ailleurs, les études sur le contenu physique des deux volets (court et long termes) de la lutte anti-sécheresse se poursuivent.

Pour sa part, M. Mourad Chérif, Ministre des Finances et des Investissements redoute "qu'une augmentation de la fiscalité décourage les investissements" et veut donc l'éviter.

Gab: Malversation relevée à Rabat

Des guichets automatiques bancaires de Rabat ont été mis hors-service au cours de la semaine passée. Selon certains professionnels, il y aurait eu "malversation". Cependant, la situation a été maîtrisée par la banque propriétaire elle-même, sans que le Comité de surveillance et de sécurité interbancaire ne soit convoqué.

Bourse: Hommage à M. Laraki

Les sociétés de bourse déplorent l'interprétation qui a été faite en leur sein et rapportée par L'Economiste concernant le retard de livraison du courrier par la Bourse.

Ce retard est dû à une erreur administrative et non à une volonté d'entraver la mise en place de la Société Gestionnaire et l'Association. Les Sociétés de Bourse "renouvellent leur total soutien ainsi que leur entière solidarité à M. Laraki, directeur général de la Bourse des Valeurs de Casablanca avec lequel elles entretiennent depuis toujours des relations empreintes de confiance et de respect".

PIB: +2,1% en 1995 selon le CMC

Le Centre Marocain de Conjoncture vient de publier son Bulletin semestriel n°12. En plus des traditionnels tableaux de bord, ce Bulletin dresse un bilan de la situation économique en 1994 et annonce les perspectives de croissance économique mondiale et nationale en 1995. Selon le Centre, la croissance attendue au niveau mondial devrait être de l'ordre de 3,6% contre 2,1% au Maroc, si les conditions climatiques "retournent à la normale".

Le Bulletin se penche également sur la situation de l'emploi au Maroc ainsi que sur la réforme fiscale et la libéralisation du secteur pétrolier.

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