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Economie

Réforme des retraites: L’heure de vérité?

Par L'Economiste | Edition N°:2406 Le 22/11/2006 | Partager

. La Commission nationale se réunit aujourd’hui. Le patronat s’attache à l’indépendance de la CIMR. Enjeux politiques et financiersRéunion hautement stratégique aujourd’hui sur le dossier des retraites. Comme nous l’annoncions en exclusivité dans notre édition du 17 novembre, le Premier ministre doit présider la fameuse Commission nationale. Il s’agira de faire le point sur les différents régimes existants et peut-être de valider un des scénarios proposés par le comité d’experts (cf. www.leconomiste.com).Les contraintes démographiques qui pèsent sur les retraites sont universelles. La plupart des pays tentent de s’attaquer au problème en révisant les 1er ou 2e piliers, ou les deux ensemble, en jouant sur les niveaux des rentes, sur les avantages fiscaux, l’âge de sortie, les taux de cotisation etc. Mais le plus difficile c’est de prendre des décisions qui peuvent avoir de nombreuses implications. Au-delà des enjeux politiques, jamais totalement absents sur ce dossier, les contraintes restent à la base financières. Trancher donc pour la CNSS, CIMR , CMR pour le public, ou encore pour les caisses internes (OCP, ONE…), n’est donc pas tâche aisée. Dans le cas du privé, la CIMR plus spécialement focalise une attention particulière. La réforme de la Caisse patronale a donné lieu à une avalanche de thèses et d’hypothèses, y compris les plus farfelues, annonçant sa disparition!Rappelons que ce pilier de retraite complémentaire (en réalité supplémentaire puisque par rapport à la CNSS, les cotisations se font au premier dirham) est devenu exclusivement par répartition après rapatriement de la part par capitalisation qui était gérée par les assureurs. Parmi les scénarios envisagés au départ, la fusion ou le transfert de la CIMR à la CNSS. Une option hypothétique pour l’heure, le patronat ayant exprimé son attachement à la formule de l’autonomie actuelle, quitte à réviser le statut. Convaincue de la gestion et des réformes probantes de la CIMR, la CGEM en fait plus qu’une simple opposition dogmatique. D’abord des réserves sont émises quant à l’efficacité de la gestion étatique. D’autres raisons militent pour la séparation CNSS-CIMR: l’espérance de vie plus avantageuse chez les hauts salaires et qui ferait que les principes de mutualisation ne joueraient que partiellement en cas de fusion des deux régimes. La formule de transition vers une forme d’assurance ou de mutuelle d’assurance serait elle aussi peu probable, car elle pose la question du financement de la dette implicite. «Pour vous donner un exemple, les réserves de la CIMR représentent 20% de nos engagements. Ce qui est déjà très élevé pour une caisse de retraite par répartition», assure Khalid Cheddadi, PDG de la Caisse, qui rappelle qu’en France les réserves des caisses complémentaires et même ceux du régime de base représentent à peine quelques mois de pension. Maintenant, ce relatif confort financier ne garantit pas une marge de manœuvre pour autant. Passer au statut de compagnie d’assurances ou de mutuelle, par exemple, pose le problème du financement de la dette implicite. Le passage au statut d’assurance rendrait cette dette explicite pour laquelle il faut mobiliser des fonds tout de suite. Autrement dit, il faudra disposer de la totalité des engagements en réserves. Dans ce cas de figure, soit que la CIMR finance les 80% d’engagements qui restent, à savoir pas moins de 50 milliards de DH (encore faut-il les trouver), soit qu’elle réduise les engagements. Ce qui risque d’être difficilement acceptable pour les affiliésSi l’autonomie est quasi-acquise, ce sera en tout état de cause sous une autre forme juridique et sans doute pas celle du statut d’association actuel. Un travail de réflexion dans ce sens, portant sur la réforme du statut, a d’ailleurs été confié au Pr Rachid Lazrak. La partie technique et actuarielle, elle, est traitée par le cabinet Towers Perrin.


Complémentaire: 10,5% de taux de rendement

On connaît la retraite de «base» CIMR. On connaît moins sa retraite complémentaire. Et pourtant près de 800 entreprises souscrivent à ce produit, qui, en quelque sorte, constitue le troisième pilier pour tout cadre qui veut s’assurer une retraite confortable. Choisir entre les compagnies d’assurances ou la CIMR n’est pas toujours évident. Le réseau d’agences des assurances privées est certes plus étoffé, mais la CIMR ne manque pas d’atouts non plus. A commencer par l’effet de taille: 3 milliards de DH collectés et 18 milliards de DH de réserves. Des chiffres qui garantissent à la fois des taux de rendement importants (10,5% au titre de l’année 2005) et de faibles taux de gestion: 1,70% des contributions. Last but not least: le caractère de but non lucratif qui permet un versement intégral des bénéfices aux adhérents.


Le point CIMR: Ce n’est plus du chinois

J'ai x points, oui, mais qu’est-ce que cela représente?Le calcul des pensions CIMR donnait bien des soucis aux assurés qui se perdaient dans les méandres des formules de calcul pas toujours faciles à comprendre. Par le passé, la Caisse communiquait des points-retraite qui n’étaient pas très significatifs. La CIMR a décidé de rectifier le tir. Les droits, nombre de points, sont désormais traduits en rente ou en taux de remplacement. «Lorsque nous avons transformé les points en rente, les assurés se sont rendu compte qu’ils ne cotisaient pas assez», précise Cheddadi. Cette opération de vulgarisation s’est accompagnée d’une campagne de sensibilisation sur l’importance de la retraite complémentaire CIMR. Cerise sur le gâteau, dès janvier, un système de simulation en ligne sera disponible sur le site de la caisse (www.cimr.ma)


Fort engouement pour la private equity

La CIMR, comme tous les régimes de retraite, dispose d’une importante force de frappe financière. Une manne que la plupart des sociétés de gestion d’actifs convoitent. Depuis deux ans, la Caisse a d’ailleurs délégué la gestion de ses portefeuilles d’actions (1 milliard de DH) et d’obligations (8 milliards). Les fonds sont gérés actuellement par Wafa gestion, CFG, BMCI gestion, Gestar et Uplines. La réflexion sur la stratégie globale en matière de gestion d’actifs n’est pas achevée pour autant. La CIMR s’intéresse à deux créneaux en particulier: d’une part, l’immobilier, à travers des fonds d’investissement immobiliers ou ce qui est communément appelé des foncières, et d’autre part les sociétés non cotées à travers des fonds d’investissement spécialisés. Les fonds d’investissement, c’est le dernier dada de la CIMR. La politique de private equity a déjà été inaugurée à travers la participation dans différents fonds en cours ou à venir: Al Kantara, MIFE (Morrocan infrastructure fund), le fonds qui va être géré par Attijariwafa bank, Olea capital. En projet aussi, le fonds d’investissement touristique créé par Attijariwafa bank et la Banque populaire. M. B.

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