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Economie

Rapport Bank Al-Maghrib
Croissance: Trop de dépendances encore

Par L'Economiste | Edition N°:1814 Le 19/07/2004 | Partager

. Conditions climatiques, privatisation… la croissance nationale n’arrive pas à s’émanciper. Jouahri tire la sonnette d’alarme pour une meilleure maîtrise des finances publiquesAbdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib, a présenté hier au Souverain le rapport annuel pour 2003. Véritable baromètre de l’économie nationale, ce rapport reste toujours très attendu. A l’occasion de cette présentation, le gouverneur de BAM fait quelques recommandations au gouvernement mais aussi au secteur privé. En gros, les performances économiques et financières réalisées en 2003 sont globalement encourageantes. Néanmoins, bien qu’en accélération, le taux de croissance reste insuffisant, selon Jouahri. Mais surtout tributaire du comportement du secteur primaire, lui-même largement déterminé par les fluctuations des conditions climatiques. L’équilibre des finances publiques continue aussi de dépendre des recettes de privatisation. Les mêmes recommandations reviennent au niveau de ce rapport que l’année dernière, signe que les efforts n’ont pas été suffisants surtout en matière de mise à niveau du tissu productif. Ce n’est qu’à ce prix-là que le Maroc peut atteindre une croissance durable, explique Jouahri. Il préconise la modernisation du secteur primaire. Mais aussi la maîtrise des finances publiques, la conduite d’une politique monétaire vigilante ainsi que le renforcement de la solidité du secteur financier.L’évolution de la situation économique et financière nationale a été marquée par les retombées bénéfiques de l’amélioration des conditions climatiques et du renforcement des investissements sur la croissance ainsi que par la cession de 80% du capital de la Régie des Tabacs pour 14 milliards de dirhams. En effet, la croissance s’est accélérée, passant de 3,2% en 2002 à 5,2% en 2003, avec une augmentation de 18% de la valeur ajoutée des activités primaires et de 3,2% de celle des autres secteurs. Toutefois, si l’inflation est restée maîtrisée, ne dépassant pas 1,2%, la situation de l’emploi s’est légèrement détériorée, le taux de chômage atteignant 11,9%.Le déficit budgétaire a encore été réduit et est une fois de plus supérieur à l’objectif de 3% du PIB prévu par la loi de Finances. Hors privatisations, il apparaît en aggravation, passant de 4,4% du PIB à 5,1. Rappelons que ce déficit avait été plus grave en 2000 et 2001 et ce n’est qu’à la faveur des privatisations qu’il a pu être résorbé ces deux dernières années. Abdellatif Jouahri, qui était ministre des Finances lors du grand krach de 1983, avait dû jouer serrer pour que le pays s’en sorte. Il tire la sonnette d’alarme à chaque fois que c’est possible pour qu’il n’y ait pas de débordements budgétaires. Pas de grands changements au niveau du financement du Trésor et la réduction de la dette. Ils ont été obtenus sur le marché intérieur, dans de bonnes conditions pour l’Etat, puisque les taux d’intérêt sont restés, encore cette année, très bas.


Marché financier: Poursuivre les réformes

Bank Al-Maghrib a procédé, à la fin de l’année 2003, au réaménagement du cadre de la politique monétaire en vue d’introduire davantage de souplesse dans sa mise en oeuvre. De même, elle a renforcé le dispositif prudentiel pour les établissements de crédit, notamment en matière de lutte contre le financement d’activités illicites et ce, en fixant les règles minimales à observer au titre du devoir de vigilance. Par ailleurs, elle a poursuivi, en collaboration avec les établissements de crédit, l’action de modernisation des systèmes de paiement pour permettre le dénouement des opérations dans des délais et des conditions de sécurité répondant aux normes internationales. F. T.

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