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Radio: «Rien ne vaut l’immersion totale»

Par L'Economiste | Edition N°:2370 Le 27/09/2006 | Partager

Aux yeux de Karin Osswald, responsable de la délégation de RFI au Maroc, rien ne vaut la pratique et le terrain pour forger de bons professionnels de la radio. Dans le plan de formation concocté pour Eco-Médias, les exercices et travaux pratiques se taillent la part du lion. Entretien. L’Economiste: Le groupe Eco-Médias a choisi RFI pour former son équipe radio. En quoi consiste exactement votre mission ? - Karin Osswald: RFI est une radio publique française. Notre principale mission au Maroc est d’accompagner les nouveaux opérateurs, de les aider à affiner et préciser leur projet éditorial et de les accompagner dans la formation de leur personnel. Nous avons un service dédié exclusivement à la formation, c’est RFI Talent+, qui intervient auprès de radios à travers le monde entier, en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient… Notre mission est de proposer des projets de formation sur mesure qui correspondent véritablement au projet éditorial et social que développent les nouveaux opérateurs. Le but étant d’apporter une réponse adaptée à chacun des porteurs de projets. Le plan élaboré pour la radio d’Eco-Médias s’articule autour des métiers de base de la radio, à savoir: la présentation, l’animation, l’écriture radio… On ne rédige pas un papier radio comme on écrit un article pour la presse écrite. De même, la présentation radio n’est pas la même que la présentation en télévision. Aujourd’hui, on assiste à l’émergence de besoins nouveaux en radio, donc en compétences humaines, en formation, et c’est là que RFI peut proposer son expertise. L’équipe de formateurs de RFI qui est actuellement à pied d’œuvre a été composée autour du projet d’Eco-Médias. C’est très important, car nous construisons la formation autour du projet éditorial de notre partenaire. Nous veillons à ce que nos équipes soient tout à fait adaptées au projet, d’une part, et à ce qu’elles travaillent en toute confidentialité autour de la radio partenaire, d’autre part. . Quels sont les atouts qu’il faut mettre en avant pour optimiser les chances de réussite d’une radio?- Dans cette ère de mondialisation et de perte d’identité des médias, la radio a une carte extraordinaire à jouer puisqu’elle permet de dialoguer avec l’auditeur et de s’ancrer dans sa proximité. Le Maroc, qui dispose d’un pôle audiovisuel public en pleine évolution, a besoin d’un pôle privé fort pour diversifier et enrichir le paysage audiovisuel. Cette période de libéralisation de l’audiovisuel au Maroc est très importante. Le Maroc a une presse écrite déjà bien structurée, de nouvelles télévisions sont lancées, comme la toute nouvelle chaîne sportive du pôle public et bientôt la grande chaîne d’information franco-marocaine Medi 1 Sat. Il importe donc que les radios privées se mettent elles aussi en ordre de marche. L’ensemble des projets autorisés par la Haute autorité de la communication audiovisuelle offre une vaste palette de contenus, qu’il s’agisse d’économie, de musique ou de radios généralistes. Pour RFI, c’est aussi très motivant d’accompagner les opérateurs marocains dans cette période de définition et de mise en oeuvre des projets.. Comment définissez-vous le positionnement de la radio du groupe Eco-Médias? - La grande chance des radios qui vont démarrer dans les semaines à venir, c’est qu’elles sont les premières stations privées marocaines. Au Maroc, on peut capter des chaînes et radios du monde entier, soit sur Internet soit sur les bouquets numériques, mais ce ne sont pas des radios marocaines. C’est dans la proximité que réside le grand atout des radios qui vont bientôt démarrer. Le média radio retrouve son rôle essentiel d’ancrage dans la proximité, le local et dans la réalité du pays. . Quel regard portez-vous sur le potentiel de l’équipe de radio d’Eco -Média?- C’est une équipe jeune, très motivée. Les journalistes sont très confiants dans l’avenir de la radio qu’ils sont en train de créer. C’est une donnée fondamentale. Ils sont, par ailleurs, très conscients du rôle citoyen que les radios auront inévitablement à jouer dans un Maroc en évolution. C’est une équipe multidisciplinaire. Les journalistes ont majoritairement une formation initiale. Nous sommes là pour la conforter, en insistant sur les techniques radio, la présentation du journal parlé... Il y a bien évidemment des fondamentaux qui sont revus. Mais c’est d’abord, et à forte dose de l’exercice pratique. Il faudra apprendre à travailler rapidement, bien, être rigoureux dans la collecte et la présentation de l’information, fiable et efficace. Dans la pratique, c’est de la plongée immédiate, de l’immersion totale. Rien ne vaut, en effet, la pratique, le terrain, c’est-à-dire la simulation et le travail en conditions réelles pour pouvoir avancer. Notre rôle est de donner à chaque journaliste, en fonction de ses prédispositions et de son intérêt, les clés de base et les ficelles techniques qui lui permettront d’être encore meilleur dans la spécialité qui sera la sienne. . Qu’en est-il de la voix ?- Je suis tentée de dire qu’il n’y a pas de voix antiradio. Parfois des voix qui semblent échapper aux canons des voix radio se révèlent être de formidables outils, des voix qui font l’identité d’un journaliste.


RFI en chiffres

44 millions d’auditeurs écoutent Radio France Internationale (RFI) à travers le monde. Chaque jour, elle diffuse quelque 58 journaux sur l’actualité internationale et 55 magazines d’actualité. Quelque 1.000 collaborateurs, dont 400 journalistes et un réseau de 300 correspondants dans le monde, lui permettent de réaliser ses 400 heures de programmes hebdomadaires diffusés. En 2005, son budget s’est élevé à 129,97 millions d’euros (près de 1,3 milliard de dirhams).Karin Osswald est diplômée du Centre universitaire d’enseignement du journalisme de Strasbourg. Après une carrière de journaliste dans différents médias français (Radio France, France 3, La Cinq, L’Express et Radio Monte-Carlo (RMC)), Karin Osswald a dirigé la communication de la Région Provence Alpes Côte d’Azur avant de rejoindre l’Ambassade de France au Canada, où elle était en charge de la promotion des industries audiovisuelles françaises auprès des opérateurs canadiens. Elle est aujourd’hui responsable de la délégation de RFI au Maroc et du développement de la radio française d’information internationale dans l’ensemble des pays du Maghreb ainsi qu’en France Propos recueillis par Khadija EL HASSANI

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