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Entreprises

"Démonopolisé", l'OCE continue de se diversifier

Par L'Economiste | Edition N°:21 Le 19/03/1992 | Partager

L'Office de Commercialisation et d'Exportation (OCE), après sa "démonopolisation" en 1987, est devenu un organisme de services fonctionnant de la même manière qu'un groupe privé. A l'image de son statut, ses activités ont connu de nombreux changements, une diversification, une meilleure recherche de la qualité du service rendu...

Actuellement, le chiffre d'affaires annuel de l'O.C.E est d'environ un milliard de Dirhams. Ses exportations se situent, en fonction des années, entre 120 et 190.000 tonnes de produits confondus. Pour la campagne 1991-1992, l'O.C.E compte exporter 140.000 tonnes. Ainsi, il exporte, et en fonction des saisons entre 12 et 15% de l'ensemble des exportations d'agrumes, et 30 et 40% des produits maraîchers. En effet, la quantité exportée par l'O.C.E est fonction des aléas des récoltes, des marchés et de la clientèle.

Financement de la campagne

Par rapport aux autres groupes d'exportation, on peut penser que l'O.C.E possède un avantage certain, qui est la possibilité d'offrir un prix de prestation inférieur du fait qu'il n'est pas à la recherche du profit mais de l'équilibre. Mais l'OCE, en comparaison avec ces derniers possède plusieurs inconvénients. N'étant pas propriétaire des produits de son exportation d'après ses statuts, le service rendu doit être toujours attrayant pour pouvoir assurer une quantité minimum à exporter.
Un second handicap de l'O.C.E en comparaison avec les autres groupes privés serait la gestion de sa structure. En effet, les services de commercialisation de l'O.C.E emploient près de 200 personnes.
L'O.C.E finance, de ce fait, la campagne afin de contrôler indirectement la production. Il offre ainsi à des exploitants les intrants et déduit leur valeur des revenus des exportations. C'est dans ce sens qu'un appel d'offre a été lancé dernièrement pour l'acquisition de 1.000 tonnes de fil galvanisé, 1.100 tonnes de plastique de couverture de serres, 120.000 sacs de 80 litres de terreau maraîcher et 200 tonnes de produits de désinfection du sol.
Par l'intermédiaire de cette méthode, l'O.C.E réalise des économies d'échelles en achetant en grandes quantités afin d'agir sur les prix et vend ses produits aux producteurs pratiquement aux prix de revient.
En plus de cet encouragement aux investissements, l'O.C.E rend plusieurs services dont l'encadrement de la production en utilisant ses nombreux techniciens expérimentés. Il offre également, les services de ses stations de condition-nement aux petits exploitants. L'existence de l'OCE est, en effet, une raison d'être des petits exploitants.
Les filiales de l'O.C.E sont ainsi ses instruments de travail. L'Office dispose donc de stations de conditionnement, de chaînes de froid à travers le Maroc et des bateaux de transport maritime. Ces deux dernières filliales sont à la disposition de tous les exportateurs qui devront payer une redevance en contrepartie des services utilisés.

La commercialisation des exportations se regroupe

Pour ce qui est de ses participations dans ses anciennes filiales du temps du monopole, telle que Sincomar ou Frumat où il détient respectivement 80% et 40% du capital, l'OCE est appelé à se retirer prochainement avec les priva-tisations.
Après la phase de transition, les différents groupes d'exportateurs s'organisent.
Pour certains marchés spécifiques, tels que ceux du Canada, de la Scandinavie ou du Moyen Orient, tous les groupes d'exportateurs procèdent à l'approvisionnement des marchés sous un même contrat. En effet, il s'est avéré qu'il était dans leur intérêt de réguler les marchés surtout que l'exportation des agrumes et des primeurs subit deux contraintes: la durée de vie limitée des produits, et les cours très fluctuants de ces derniers. Mais un retour à l'ancien système demeure, pour autant, impossible d'après les professionnels du secteur. En effet, le nouveau système a encouragé la qualité de la production, et a créé les notions de marque.
Par ailleurs, l'O.C.E remplit d'autres services publics tels que la représentation du Maroc aux foires et expositions internationales, l'approvisionnement en denrées alimentaires de première nécessité des provinces sahariennes et des Forces Armées Royales.
Il possède également une activité de manutention dans les ports. Un effectif de 200 personnes, ainsi que des budgets spéciaux arrêtés par le gouvernement sont consacrés à ses différentes activités.

Les filiales de l'OCE

L'OCE dispose de trois stations de conditionnement d'agrumes, à Berkane, à Sidi Slimane et enfin à Agadir. En 1991, l'OCE a mis en place une station de conditionnement de primeurs à Agadir dont le coût d'investissement, pour le matériel, a été de 10 millions de Dirhams. Ces stations ne peuvent être utilisées que par les producteurs qui décident de transiter par le biais de l'OCE afin de commercialiser leurs produits. En effet, dans ces stations, l'OCE intègre aux produits sa marque : "Gold"
Il dispose de sa chaîne de froid par le biais de sa filiale Socamar. Des installations de gros frigos sont disponibles à Berkane, Tanger, Agadir et Casablanca.
Enfin, l'OCE participe au capital d'une société de transport maritime, la Sofruma à raison de 50% qui possède deux bateaux propres et en affrète d'autres en cas de besoin. Tout producteur, exportateur de fruits et légumes peut utiliser les services de ces deux dernières filiales en contrepartie d'une redevance. Elles sont, par ailleurs, inscrites dans la liste des privatisables.

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